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Lucie Aubrac au lycée Edgar Quinet - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Lucie Aubrac au lycée Edgar Quinet

Les femmes dans la résistance.
lundi 27 janvier 2014

Les femmes dans la résistance.

Lycée Edgar Quinet, le 27 mai 1998, un grand moment, avec Lucie Aubrac

Lucie Aubrac au lycée Edgar Quinet

Tout le monde s’est fait une certaine image des résistants, armés en battle-dress et brassards FFI. Cette image ne s’applique pas aux femmes qui sont entrées dans la résistance au fur et à mesure des événements, presque sans s’en apercevoir au début, mais jouant au fil des mois et des années un rôle de plus en plus déterminant.
Dès septembre 1939, avec la Déclaration de la guerre et la mobilisation générale, la société va subir une transformation profonde : les hommes s’en vont défendre la Patrie, les femmes doivent prendre le relais et les remplacer dans de nombreux métiers, elles prennent du "grade".
Puis, c’est mai 1940. L’armée allemande franchit la frontière belge, c’est la descente impétueuse des troupes allemandes, c’est l’exode. Là encore, nouveaux changements dans la société par suite du brassage social qui s’opère dans les gares, les trains, sur les routes. Tout le monde cherche à fuir, à manger, à se loger. Les femmes, quel que soit leur rang social, se font "mendiantes". En fuite, elles sont solidaires et c’est sans armes que s’exerce leur action.
La chambre des députés a choisi comme président du conseil, le maréchal du calendrier des postes en costume sur son cheval blanc descendant les Champs Elysées, le vainqueur de Verdun.
Le 17 juin 40 Pétain annonce qu’il va parler aux Français à la T.S.F. La signature de l’Armistice apporte dans un premier temps soulagement et espoir. "Ainsi chacun reprendra sa place au travail et au foyer", a dit le Maréchal Pétain. Mais l’espoir est vite déçu : les hommes ne rentrent pas, des mots nouveaux apparaissent : Stalag, Oflag, ligne de démarcation, Ausweiss, Kommandantur.

Elles deviennent femmes de prisonniers et leur patriotisme s’indigne devant l’installation de l’administration nazie, les horribles affiches sur les édifices publics, (il y a une pieuvre sur leur affreux drapeau), "les haricots verts", "les souris grises", la Gestapo…. Il s’ensuit un malaise, une frustration, et la désobéissance s’installe.
La Résistance des femmes est ainsi née par des motifs patriotiques liés à l’animosité contre l’occupant.

Le 9 juillet 40 Pétain convoque l’assemblée des députés et le sénat. 80 disent non aux pleins pouvoirs du maréchal Pétain. Puis Pétain devient le "Chef de l’Etat Français" : il n’y a plus de République, plus de Président, plus d’Assemblées élues. La fonction publique est interdite aux Juifs qui sont révoqués.

Après le réflexe patriotique, c’est le réflexe civique qui va amener les femmes à prendre une part de plus en plus active pour suppléer au manque d’information de l’époque. La radio "Paris ment". L’information par l’écriture a été une des premières armes de la résistance, dans laquelle les femmes ont joué un rôle essentiel : écriture, tirage, transmission des messages, humble travail fait dans la clandestinité.
Patriotisme, civisme et réflexe de solidarité devant l’injustice faite aux Juifs ont amené nombre d’entre elles à aider et recueillir des enfants de parents déportés Il n’y a plus de liberté, d’égalité, mais on ne peut empêcher la solidarité.

Combien d’entre elles se sont ainsi engagées dans la Résistance, "non avec des armes, mais avec leur cœur", prenant avec une certaine inconscience les plus grands risques. Et si certaines sont connues parce que hélas, elles ont été arrêtées et déportées, il ne faut oublier la foule des anonymes dont le rôle a été considérable.
Le devoir de désobéir à des lois injustes devrait être inscrit dans la Constitution.

Lucie Aubrac, 86 ans, n’a pas voulu parler d’elle-même, "une parmi tant d’autres" dit-elle.
Elle regrette cependant de ne pas avoir fait plus pour les femmes après la guerre.
Elle a laissé, pour terminer un message qui s’adressait particulièrement aux jeunes : ne pas permettre que de telles choses se reproduisent, se faire inscrire sur les listes électorales et user de son droit de vote.

Ginette Chalard, présidente des Anciennes élèves du lycée Edgar Quinet, Paris 9 ème.

Femmes résistantes :
http://www.chrd.lyon.fr/chrd/sections/fr/ressources_historiqu/temoignages

Marie-Claude Vaillant-Couturier, déportée à Auschwitz et à Ravensbrück, témoin au procès de Nuremberg. Conférence de Dominique Durand
Charlotte Delbo, de Violaine Gelly et Paul Gradvohl
Yvette Lévy, une biographie
Madeleine Steinberg née White
Vingt mois à Auschwitz, Pelagia Lewinska, 1945
Le Verfügbar aux enfers, Germaine Tillion
Sam et Rosine Radzynski
Michèle Agniel, témoignage au lycée Edgar Quinet
La déportation politique à Auschwitz
Le combat de Irene Harand contre la haine raciale

http://clioweb.free.fr/dossiers/39-45/resistants.htm

N.M.


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