La Base sous-marine de Bordeaux-Bacalan :
- Base sous-marine à Bacalan
- (Photo Francis Bellin, mai 2017)
Entre 1941 et 1943, construction d’une base sous-marine, à Bacalan par l’organisation TODT pour abriter des sous-marins allemands, Bassin à flot n°2.
- Base sous-marine en construction
- Bundesarchiv, Bild 101II-MW 6196/18A
D’énormes poutres en béton renforcent le toit contre les attaques aériennes.
Le régime disciplinaire était particulièrement dur car il y a des « terroristes » parmi les travailleurs forcés, comme les « Rouges » espagnols, ils sont plus de 3000. À l’époque de la construction de la Base sous-marine, outre les prisonniers espagnols, il y a des Français et des Italiens, des volontaires, des requis, des prisonniers de guerre.
Stèle près de la base.
- A la mémoire des travailleurs espagnols
- (Photo Francis Bellin, 2017)
Début 1942, premier sabotage perpétré par les résistants espagnols dans la base sous-marine en faisant sauter deux des marteaux pilons qui servaient à enfoncer des gros poteaux, longs de 20 mètres, en ciment et qui constituaient les fondations de l’édifice.
Source :
http://www.ffi33.org/groupes/guerilleros.htm
Une énorme dalle de béton armé est coulée, renforcée par du blindage, 7 mètres d’épaisseur. Des petits Blockhaus sont construits autour.
Le 17 mai 1943, les Alliés bombardent la base à la pause de midi, les usines et ateliers alentour et surtout le quartier d’habitations à Bacalan sont atteints. Il y a des morts, des blessés et de nombreuses maisons détruites. 195 Bacalanais sont tués d’après la plaque.
La base sous-marine ne fut que peu touchée. Le pont tournant, était presque détruit. Une écluse a explosé, les portes du bassin à flot, les quais, des sous-marins sont endommagés.
Les Actualités de l’époque :
http://www.ina.fr/video/AFE86001938
Les résistants du port informent la Résistance extérieure du mouvement des navires allemands. La RAF vient les bombarder :
- A la mémoire des résistants du réseau Alliance et des habitants tués. (Photo Francis Bellin)
Marie-Madeleine Fourcade « Hérisson » dirige le réseau Alliance après l’arrestation de son fondateur Georges Loustaunau-Lacau.
Au moment de la retraite allemande, Heinz Stahlschmidt [1], sous-officier de la Kriegsmarine, fait sauter le Blockhaus de la rue Raze, contenant des munitions qu’il devait utiliser pour détruire des bâtiments du port et ponts de Bordeaux. Il est caché ensuite par la Résistance et il restera à Bordeaux. http://www.ina.fr/video/2007610001015
Des navires se sont sabordés dans le port. Un accord est conclu avec le maire Marquet et le préfet Sabatier pour le retrait des troupes allemandes le 27 août 1944.
Le lendemain, le 28, les résistants FFI entrent dans la ville.
Bruno LOTH, Apprenti/Ouvrier, scénario et dessins de Bruno Loth, La Boîte à bulles, collection Hors Champ
Apprenti - Mémoires d’avant-guerre, 2010
Ouvrier - Mémoires de l’occupation Vol.1, 2012
Ouvrier - Mémoires de l’occupation Vol.2, 2014
Erik SCHAAKE, L’Allemand qui sauva Bordeaux par amour. De la Wehrmacht à la Résistance, éd. M. Lafon, 2011, 209 p.
Michèle COINTET, Marie-Madeleine Fourcade. Un Chef de la Résistance, Éditions Perrin, 2006
Peter GAIDA, Camps de travail sous Vichy : les « Groupes de Travailleurs Etrangers » (GTE) en France et en Afrique du Nord 1940-1944
par
Des photos de la base, extérieur-intérieur :
https://www.uboat-bases.com/fr/bordeaux/photos.html
Betasom, acronyme italien de Bordeaux base sous-marine : Bassin à flot 1. « En septembre 1940, les ouvriers du génie de l’armée italienne viennent construire une partie de la base Betasom »...
http://www.sudouest.fr/2013/05/06/italie-la-memoire-tetue-1045104-2780.php
Betasom était la base italienne du BAF n°1, tandis que l’U-Bunker
correspondait à la base allemande du BAF n°2 (Bassin à flot n°2)
https://submarinebaseinbordeaux.wordpress.com/aboutme/a-propos-des-bases-de-sous-marins-de-bordeaux/
Carlos RUIZ-GARCIA, Lettre à un ami : du camp d’Argelès à la base sous-marine de Bordeaux, Bordeaux, éd. Pleine page, 2009
Carlos Ruiz-Garcia fut transféré vers le camp proche de Bordeaux, le Camp de Saint-Médard-en-Jalles
[1] Devenu Henri Salmide, il est le « sauveur de Bordeaux ». Son action a été reconnue très tardivement.