Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Camp forestier du Carrefour de Marlotte

lundi 25 janvier 2021

Un « camp de jeunes forestiers », sorte de camp de jeunesse, à la manière des chantiers de jeunesse, dans la forêt de Fontainebleau.

Qu’était ce « camp de Marlotte » ? Cette appellation est un abrégé approximatif de son nom réel : le « camp forestier du Carrefour de Marlotte » et se trouve sur le territoire de la commune de Fontainebleau, dans la forêt, au sud de la ville, près de la route Ronde qui fait le tour de la forêt, à proximité du village de Marlotte. Il accueille des délinquants.

camp

Le capitaine Ceccaldi, chef du camp jusqu’en 1943, est remplacé par Marcel Leclerc.
La circulaire est rédigée par Pierre Ceccaldi, chef du service de l’Éducation surveillée.
Hommage à Pierre Ceccaldi, Imprimerie administrative de Melun, 1970. (p108)
https://journals.openedition.org/rhei/3008?lang=en

Le camp est ouvert en août 1942, soit quelques jours après la promulgation
de la loi, avec des mineurs venus de prisons (les Tourelles, Fresnes…) d’Institutions publiques d’éducation surveillée (I.P.E.S.) de province et de « centres d’accueil » parisiens (rue de Madrid, rue de Crimée, Villejuif pour les garçons les plus « difficiles
 »), dans la forêt régénératrice, exaltée par l’ordre moral de Vichy, bien sûr, mais aussi en
fonction du danger moral dans lequel se trouve l’enfance, à cause de la guerre.

Plan du camp de la Marlotte

La Voix de la Forêt 20015 (avec l’aimable autorisation de Dominique Lejeune)

Le centre d’accueil de la rue de Crimée (1941-1947)

Créé le 1er avril 1941 pour « désengorger » la MES ( Maison d’éducation surveillée) de Fresnes, l’établissement est un ancien orphelinat maçonnique réquisitionné par la préfecture de Paris et cédé à l’Administration pénitentiaire. Il va présider à l’observation des mineurs. Sa capacité est de 110 places. Il est bien adapté à sa nouvelle destination. Il fermera ses portes en mai 1947 et fusionnera avec le Centre d’observation de Savigny-sur-Orge."
https://journals.openedition.org/rhei/25?type=auteur&lang=en#tocto2n5

Sur les traces des premiers éducateurs de l’Éducation surveillée, 1937-1962
Jacques Bourquin
" l’ouverture, en 1943, d’un chantier de forestage à Marlotte dans la forêt de Fontainebleau, créé sur le modèle des chantiers de jeunesse et dirigé par un capitaine dégagé des cadres de l’armée.

L’itinéraire de chaque déporté juif de France est à la fois identique et pourtant différent de celui des autres. Ainsi de l’histoire de Salomon Ikka, pour le peu que nous en savons. Salomon Ikka, né à Varsovie le 12 octobre 1922, est mort à Auschwitz suite à sa déportation par le convoi n° 61 parti de Drancy le 28 octobre 1943. Il avait tout juste 21 ans. Salomon Ikka est transféré le 24 février 1943 de la Maison d’éducation surveillée de Fresnes dans le « camp de Marlotte ». Il est envoyé au camp pour ne pas avoir respecté son
internement de 1939 en tant qu’étranger.
A suivre...
Maryvonne Braunschweig, en cours de rédaction, janvier 2021

« A la libération, Marlotte recevra en tant que « pupilles », et dans un contexte beaucoup plus disciplinaire, les jeunes miliciens de moins de 18 ans qui seront ensuite envoyés à l’IPES de Belle-Ile entre 1945 et 1946. »

https://journals.openedition.org/rhei/3008?lang=en

BOURQUIN Jacques , “Gilles Ragache, « Les enfants de la guerre. Vivre, survivre, lire et jouer en France 1939-1949 »”, Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », 3 | 2000, 269-271.
https://journals.openedition.org/rhei/48
FOUCAULT Michel Surveiller et punir, Paris, Gallimard, 1975, 318 p.
CESBRON Gilbert, Chiens perdus sans collier, éditions Robert Laffont, 1954.


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