
- La salle
Trois interventions :
. Une conférence par Emmanuel Filhol, chercheur au centre de recherches tsiganes de Paris V, et au laboratoire Epistémé de Talence- Bordeaux I
. La présentation du camp de Montreuil- Bellay par Jacques Sigot
. La projection du film " Route de Limoges " avec Raphaël Pilhosio, le réalisateur.
Henry Bulawko reconnaît que le sujet est original et rappelle un souvenir du camp d’Auschwitz, où en allant travailler à la centrale électrique, il voyait des familles tsiganes, entourées de barbelés. Ils avaient quelque à manger. On ne se saluait pas, on se regardait avec curiosité. Et un jour, le camp des tentes avait disparu. Plus de barbelés, d’hommes de femmes et d’enfants, il n’y avait plus rien. Il a eu la réponse, ils avaient été gazés. C’était le deuxième groupe qui avait subi le sort des juifs. Cette après- midi, c’est pour lui une façon de se libérer d’une dette envers les Tsiganes.

- La Tribune
Henry Bulawko, Marie Paule Hervieu, Emmanuel Filhol, Jacques Sigot
I- La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France. 1940-1946 .
Emmanuel Filhol travaille sur l’histoire des représentations et des persécutions du monde tsigane en France. Qu’est-ce que représente l’internement des Tsiganes au sein de la communauté française ? Une bagatelle, du nom d’une gravière, où une Tsigane réfugiée du nord de la France, avait eu le droit de s’installer pendant que les hommes étaient déportés pour faits de résistance. Lorsque seul, un fils revient, le maire d’un village de Dordogne veut les envoyer dans les "confins sableux " des Landes, ce à quoi renchérit le sous- préfet.
La société française a considéré comme mérité l’internement des Tsiganes, de 1940 à 1946, en France. On peut constater la présence ancienne, dès 1427 à Paris, des Egyptiens, Sarrasins, Bohémiens, nomades, Roms, Manouches, Gitans, Kalés, arrivés de l’Inde. Ils ne sont pas l’objet de rejet et objet de mépris jusqu’au XVII siècle. Il y a dans les villes un sentiment de sympathie à l’égard des Egyptiens qui excellent dans les arts et dans le spectacle, ce qui fait qu’ils sont accueillis favorablement par la noblesse.
Colbert, avec le Code noir, interdit aux nobles de les recevoir dans leurs châteaux, et les menace, s’ils ne se sédentarisent pas, de se retrouver aux galères pour les hommes et d’avoir les cheveux rasés pour les femmes.
La loi du 16 juillet 1912 institue la création du carnet anthropométrique -il est appliqué jusqu’en 1969 - , selon la méthode mise en place par Alphonse Bertillon dans les années 1880 pour ficher les criminels : empreintes digitales de tous les doigts de la main, caractéristiques anthropomorphiques, photos de face et de profil, à partir de 13 ans révolus. L’application se fait très vite dans le contexte du racisme scientifique du XIX ème siècle, et de ses composantes racialistes.
Pendant la Première guerre mondiale : Les "Romanichels" alsaciens-lorrains sont particulièrement visés, pas seulement ceux qui sont sur les territoires de l’Alsace-Moselle libérés, mais ceux qui, ayant opté en 1871 et 1872 pour la France, se trouvent à l’arrière du front. Ils sont arrêtés en tant qu’Alsaciens-Lorrains mais surtout en tant que "Romanichels" au motif qu’ils peuvent être des espions susceptibles de donner des informations à l’ennemi. Dès septembre 1914, on les expédie dans 75 camps spécialement créés.
Les institutions et les fonctionnaires cultivent déjà la culture de l’obéissance. Les micro- pouvoirs acceptent l’internement proposé. On a le cas du maire de Crest qui s’est plaint que le tribunal avait accordé une peine trop légère à un Tsigane. Sans doute le juge était un protestant qui, par solidarité avec un persécuté, n’avait pas été trop sévère.
Les Tsiganes sous Vichy
Par le décret [1] du 6 avril 1940, de la République finissante, signé par Lebrun, les Tsiganes, soupçonnés d’espionnage, deviennent des voyageurs assignés à résidence. Les Allemands imposent bientôt l’internement dans des camps. 25 camps existent en août 1940, puis ils vont laisser la place à des camps plus importants, comme celui de Montreuil-Bellay. Ce sont des camps improvisés, gérés par Vichy. Les familles se retrouvent dans le dénuement le plus complet. Les conditions de vie sont lamentables, dans des forts, des gares abandonnées, des carrières, des tôles. Dans le froid, la boue, la faim, le mépris. Des responsables signalent le manque d’hygiène, mais ne font rien pour aider ces familles.
Le cortège des injustices, du mépris, des vexations, est resté en mémoire chez les Tsiganes. Des témoins, qui avaient 13-14 ans à l’époque, se souviennent des formes de mépris affichées à l’égard des nomades, "voleurs de poules ". Cette situation va perdurer dans des conditions dramatiques comme à Poitiers, où juifs et Tsiganes sont enfermés. Il y a de nombreuses tentatives d’évasion qui se soldent vite par des arrestations, surtout en passant la ligne de démarcation.
Ce drame se prolonge jusqu’à la fin mai 1946. 4 camps fonctionnent. On veut fixer les nomades pour les préparer à la sédentarisation. A Poitiers, 70 personnes sont déportées à Oranienbourg-Sachsenhausen, en janvier 43. Un déporté est revenu en 1945 en Dordogne. Il est assigné à résidence par le préfet de Lorraine, témoin d’une non-reconnaissance à l’égard d’une souffrance tsigane.
Cette mémoire n’a pas opéré dans la société française qui n’a pas cherché à savoir. Ce sont des mauvaises victimes comme les juifs et les prostituées. La plupart des camps ont disparu ce qui n’a pas facilité le travail de mémoire. Mais les victimes n’avaient rien oublié. Du côté des communes, les élus n’ont rien voulu savoir, allant jusqu’au deni quant à l’existence des camps, ou à la fin de non recevoir. On caviarde la réalité, on dénie aux Tsiganes le fait qu’ils aient été déportés.
Aujourd’hui, il existe 4 stèles, plus celle de Laval. Une plaque à Mérignac indique qu’il y avait un camp ouvert par le préfet en 1941 pour les politiques, les étrangers, les Juifs, mais les nomades n’y figurent pas. Alors que ce camp regroupait les Tsiganes de la Gironde depuis l’automne 1940 ! Les Tsiganes n’ont pas oublié cette page noire de leur existence.
Au cours du débat, Emmanuel Filhol, dit que son intérêt pour les Tsiganes, est lié à l’enfance dans les Vosges, et à ses voyages sur les routes d’Europe Centrale, et à son travail sur l’interculturalité en Espagne, où des Sarrasins, il est passé aux nomades "égyptiens ".
II- Le camp de Montreuil-Bellay par Jacques Sigot
Jacques Sigot, " instituteur de campagne ", le premier en 1983 à avoir parlé de ces choses auxquelles il s’intéresse depuis 1959. Il est "nomade " et a des comptes à régler avec la République. Il a vu les Français mettre dehors les Allemands, et ensuite il n’allait pas aller en Algérie faire la guerre. Il a été renvoyé de l’école normale, a été suppléant en Picardie, a enseigné au Maroc, et s’est retrouvé à Montreuil-Bellay.
Il a étudié l’histoire de la région. Il y a des ruines à Montreuil-Bellay et 8 ans après son arrivée, il a appris que c’était celles d’un camp. Il a entrepris une monographie sur des ruines et a retrouvé des archives et des survivants d’un camp d’internement de Tsiganes, en France. Il a fait un livre qu’il a publié à compte d’auteur.
Sur 200 000 Tsiganes, en France, 6000 étaient internés, car la France est "pauvre " et ne veut pas payer pour les camps. Jacques Sigot propose de présenter le camp, de dire qui sont les Tsiganes, et de montrer des documents par diaporama.
Historique du camp de Montreuil-Bellay par Jacques Sigot :
C’est, à l’origine, une poudrerie que le ministère de l’Armement fait construire au cours du premier semestre de 1940. Sont embrigadés des soldats républicains espagnols qui ont fui leur terre perdue, vite astreints à ces travaux forcés. Le 19 juin 1940, les entreprises et les Espagnols se sauvent sous la menace des Allemands qui arrivent à Montreuil-Bellay le 21 juin.
Jusqu’en mars 1941, le site devient un stalag que l’Occupant fait entourer de barbelés, gardé par l’occupant qui y interne des militaires en fuite et des civils, une quinzaine de nationalités dont tous les ressortissants britanniques de l’Ouest de la France, pendant qu’Hitler attaque l’Angleterre. C’est la seule période où le camp est administré par l’ennemi. Après quelques libérations, surtout de civils ; les soldats français sont envoyés en Allemagne comme prisonniers. Les Anglais sont regroupés à Saint-Denis, près de Paris.
Du 8 novembre 1941 au 16 janvier 1945, la France en fait un camp de concentration, selon la terminologie de l’époque, pour "individus sans domicile fixe, nomades et forains, ayant le type romani.". De " type romani ", comme le précise le préfet du Finistère dans un texte retrouvé dans les archives, ce qui indique le caractère raciste de la mesure. Ces Tsiganes, par familles entières, viennent d’une multitude de petits camps ouverts suite au décret du 6 avril 1940 signé par Albert Lebrun, dernier président de la 3e République, décret stipulant que ces nomades doivent être rassemblés dans des communes sous surveillance de la police.
Sont aussi internés des clochards arrêtés dans les rues de Nantes au début de l’été 1942. Jusqu’en février 1943, tous sont gardés par des gendarmes puis, par des gendarmes et des jeunes gens de la régions qui échappent ainsi au STO en France.

- Le camp en 1944
- photographié du haut de l’un des miradors par la fille du directeur. (Archives Jacques Sigot)
Le camp est bombardé par les alliés en juin et juillet 1944. Les Tsiganes sont alors parqués dans un autre lotissement de l’ancienne poudrerie.
Première quinzaine de septembre 1944, sont enfermés derrière les barbelés, 145 soldats vaincus du Reich dont 107 Géorgiens, que l’on appelle " Russes blancs ", fidèles à l’ancien régime, et 30 Italiens, puis des collaborateurs du Montreuillais. Ces derniers sont ensuite envoyés dans le camp de Châteaubriant.
Les Tsiganes réintègrent leurs baraquements début octobre et ne quittent Montreuil que le 16 janvier 1945. Ils sont alors transférés dans les camps de Jargeau (Loiret) et d’Angoulême (Charente) où certains resteront jusqu’en mars... 1946.
Du 20 janvier au 20 novembre 1945 sont internés à Montreuil 796 civils allemands, dont 620 femmes et 71 enfants, arrêtés dans l’Alsace reconquise et précédemment regroupés au Struthof. Beaucoup décèdent au cours des mois de l’hiver. Les rejoignent au printemps des soldats allemands après la fin de la Poche de Saint-Nazaire, et, pendant l’été, des femmes hollandaises qui avaient épousé des nazis. Fin novembre, ces internés sont transférés dans le camp de Pithiviers, dans le Loiret.
Au printemps 1946, un escadron d’un régiment de Chasseurs d’Afrique de l’armée française occupe encore le site débarrassé de ses barbelés et de ses miradors.
Les installations sont enfin vendues aux enchères par les Domaines le 22 octobre 1946. Le site est rendu à son propriétaire, pharmacien à Montreuil-Bellay.
Le 16 janvier 1988, suite aux démarches effectuées par Jacques Sigot et Jean-Louis Bauer, une ancienne victime, est inaugurée dans l’enceinte de l’ancien camp une stèle, la première pour un ancien camp de concentration pour Tsiganes, mais les demandeurs durent en payer les frais, ce que fit Jacques Sigot aidé de quelques amis.
pour en savoir plus :
http://aphgcaen.free.fr/cercle/tsiganes.htm
Montreuil-Bellay, le site de Jacques Sigot
http://sigot.montreuil.free.fr/historique/historique.htm
Bibliographie de Jacques Sigot :
http://sigot.montreuil.free.fr/bibliographie/bibliographie%20de%20J%20Sigot/bibliographie.htm
Avril 2004, cérémonie un peu triste :"les officiels et les porte-drapeaux étaient ceinturés par une clôture électrique à bestiaux." :
http://www.liberation.fr/societe/0101486741-a-montreuil-bellay-un-camp-tsigane-tombe-dans-l-oubli
(Montreuil-Bellay, le camp d’internement des Tsiganes classé monument historique, le 8 juillet 2010) http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/09/un-camp-tsigane-sort-de-l-oubli_1397140_3224.html
III- Projection du film "route de Limoges " 2003, avec Raphaël Pilhosio, réalisateur.
Le camp de concentration de la route de Limoges, à Poitiers, fut un lieu d’internement et de déportation vers les camps d’extermination nazis. Des juifs et des Tsiganes y ont été enfermés. Aujourd’hui, des logements ont été construits sur le site du camp.
Deux internés, une femme juive et un homme tsigane, témoignent de ce qu’ils ont vécu.
Félicia Combaud insiste sur la solidarité qui existait entre les Juifs et les Tsiganes dans le camp. Elle raconte que les Tsiganes étaient formidables pour les juifs. Ils nous jouaient de la musique, ils simulaient des bagarres pour laisser des juifs s’échapper.
Jean Louis Bauer raconte son internement dans les camps de Poitiers, de Montreuil-Bellay et de Jargeau. Il se rappelle des choux et des navets, de la faim et de la fête quand il trouvait une patate dans sa gamelle. Il raconte toute la misère des camps. Les gardiens, c’était pour ne pas partir en Allemagne qu’ils les gardaient et ils ont envoyé des Tsiganes au STO, à la place des Poitevins. Lorsqu’ils ont été libérés, à Noël, en 1945, sans rien ni personne pour les accueillir, avec la mère, ils ont couché dans des buissons à l’abri du vent. Le père, déporté en Allemagne, n’est pas revenu.
Depuis 20 ans, il lutte pour faire apposer des stèles commémoratives sur les lieux de souvenir.
A Jargeau, il a fallu mettre que c’était les Allemands qui les avaient enfermés.
" Nous, on est les oubliés de l’histoire. " conclut Jean Louis Bauer.
Les derniers Tsiganes ne sont libérés du camp des Alliers qu’à la fin du mois de mai 1946.
Les Tsiganes français n’ont pas été déportés à Auschwitz, sauf des Tsiganes raflés dans le Pas de Calais.
Sinti et Roma
Une cérémonie a lieu à Berlin pour commémorer l’insurrection des Tsiganes du 16 mai 1944, au camp des familles à Auschwitz II, il y a soixante ans.
Des Sinti et Roma qui faisaient partie de la Wehrmacht ont été déportés directement du front à Auschwitz. Aussi lorsque le soir du 16 mai, 50 à 60 SS armés de mitrailleuses, confinent les Tsiganes dans leurs baraques, puis leur donnent ordre de sortir, les détenus attendent, armés de bêches, haches, pieds de biche, que les SS entrent dans les baraques pour prendre leurs armes. Les SS qui savaient qu’il y avait des militaires parmi les Tsiganes reculent. Puis certains Tsiganes seront transférés à Buchenwald, comme "aptes au travail ". Les 2900 restants, des vieux, des femmes, des enfants, des malades seront tous gazés dans la nuit du 2 au 3 août 1944.
Le génocide de 500 000 Tsiganes a été refoulé en Europe. Les Tsiganes ont aussi participé à la résistance armée en France, en Yougoslavie, en Pologne, et en URSS.
1500 survivants dont Romani Rose, représentant des Tsiganes en Allemagne, réclament que la construction du monument de l’holocauste des Tsiganes dans le centre de Berlin, ne soit pas encore retardé, et demandent l’inscription d’une citation tirée d’un discours du président Herzog : " Le génocide des Sinti et Roma a été exécuté sur la base même de la folie raciale, avec la même intention et la même volonté de l’extermination planifiée et définitive que celui des juifs. Ils ont été assassinés dans l’ensemble de la sphère d’influence des nationaux-socialistes, systématiquement, et par famille, du bébé jusqu’au vieillard. "
Pour en savoir plus
http://aphgcaen.free.fr/cercle/tsiganes.htm
témoignage du général Rogerie à Auschwitz sur l’extermination des Tsiganes
Les Tsiganes, article de Maryvonne Braunschweig et Martine Giboureau
Les Tsiganes en France aujourd’hui
Emmanuel Filhol :
https://laviedesidees.fr/La-France-contre-ses-Tsiganes.html
FNASAT, Fédération nationale des associations solidaires d’action
avec les Tsiganes et les "Gens du voyage"
59, rue de l’Ourcq - 75019 Paris
Tél. 01.40.35.00.04 - Fax 01.40.35.12.40
http://www.fnasat.asso.fr/
"gens du voyage", Roms, Gitans, Manouches, Sinti, Tsiganes
MENS : minorités ethniques non sédentarisées
http://www.liberation.fr/societe/0101648481-une-cible-facile
Le carnet anthropométrique est institué par la loi de 1912 sur les nomades
Le livret de circulation : la loi de 1969 sur l’exercice des activités économiques ambulantes
"gens du voyage" est une catégorie juridique du droit français, mise en circulation par deux décrets de 1972 pour désigner ceux qui ont une activité ambulante.
La loi Louis Besson du 31 mai 1990 oblige les villes de plus de 5000 habitants à prévoir des conditions de séjour pour les nomades.
Rubrique roms et gens du voyage sur le site de la LDH :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article303
Texte d’Henriette Asséo, Le "nomadisme tsigane" est une invention politique :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/29/le-nomadisme-tsigane-une-invention-politique_1393596_3232.html
"Les bijoux de la Castafiore", blog de Daniel Letouzey :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2010/07/31/18699308.html
dossier du Monde : Les Roms et les gens du voyage sont-ils discriminés ?
http://www.lemonde.fr/idees/
Les Roms, un peuple européen, carte dans Le Monde diplomatique :
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/roms
texte de Marie José Chombart de Lauwe, présidente de la FMD sur les Roms, Attention danger
Origine du mot Rom
http://www.maitre-eolas.fr/post/2010/08/28/Roms%2C-uniques-objets-de-mon-ressentiment%E2%80%A6-%28Acte-I%29
BIBLIOGRAPHIE, FILMOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE
Bibliographie
J. SIGOT, Un camp pour les Tsiganes… et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945, Bordeaux, Editions Wallada, 1983 et Ces barbelés oubliés par l’histoire. Un camp pour les Tsiganes… et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945 (édition revue et enrichie publiée en 1994)
Jan YOORS, La croisée des chemins, la guerre secrète des tsiganes, 1940-1944 , éd. Phébus, 1992
Henriette ASSEO, Les Tsiganes. Une destinée européenne, Paris, Gallimard, 1994
Denis PESCHANSKI, Les Tsiganes en France 1939-1946, avec la collaboration de Marie-Christine Hubert et Emmanuel Philippori, CNRS Editions, 1994
Paul LEVY, Un camp de concentration français : Poitiers 1939-1945, Paris, SEDES, 1995
Donald KENRICK, Grattan PUXON, Destins gitans : des origines à la solution finale, édition Gallimard, 1995
Jean-Baptiste HUMEAU, Tsiganes en France, de l’assignation au droit d’habiter, L’Harmattan, Paris, 1995
Marie-Christine HUBERT, Les Tsiganes en France 1939-1946. Assignation à résidence, Internement, Déportation, 4 Tomes, Thèse de Doctorat, Université Paris-X-Nanterre, Décembre 1997
Claire AUZIAS, Samudaripen, le génocide des Tziganes, l’esprit frappeur, 2000
Mathieu PERNOT, Un camp pour les bohémiens, textes de Henriette Asséo et Marie-Christine Hubert, Actes Sud, 2001
Emmanuel FILHOL, La mémoire et l’oubli, L’internement des Tsiganes en France, 1940-1946, Centre de recherches tsiganes, L’Harmatttan, 2004
Guenter LEWY, La Persécution des Tsiganes par les nazis, trad. par Bernard Frumer, préface d’Henriette Asséo, les Belles Lettres, 2004
http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/livres/054360/les-tsiganes-aussi.html
Filmographie
Mémoire de voyage, de Cheikh Djemaï, 1992
Les Oubliés de Montreuil-Bellay, de Abdelali Boutibi, 1999
Route de Limoges, de Raphaël Pilhosio, 2003
Des Français sans histoire, de Raphaël Pillosio, 2009, 84 minutes
http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/films.html
Liberté, de Tony Gatlif , 2010 , 111 minutes
http://tony-gatlif . mondomix.com/fr/chronique5615.htm
Sitographie
Gens du voyage :
http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/
Fédération nationale des associations solidaires
d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage :
http://www.fnasat.asso.fr/
Bibliographie sur les Tsiganes :
http://www.etudestsiganes.asso.fr/livres/livres.html
Des liens :
http://mapage.noos.fr/nmullier/ecjs/racisme/lienstziganes.htm
Divers :
http://docsvr.lyon.iufm.fr/cgi-bin/bibrebond?THESAURUS:2569
Histoire des Tsiganes et carte :
http://school.chez.tiscali.fr/tsigane.html
Emmanuel Filhol « L’internement et la déportation de Tsiganes français : Mérignac-Poitiers-Sachsenhausen, 1940-1945 », Revue d’histoire de la Shoah, n° 170, Septembre-Décembre 2000, pp. 136-182
http://romsdemontreuil.free.fr/filhol.pdf
Emmanuel Filhol, Les Tsiganes en Gironde pendant la Seconde Guerre mondiale, Annales du Midi (2002)
http://www.episteme.u-bordeaux.fr/publications_filhol/Anna.pdf
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http://www.anti-rev.org/textes/Tarnero95a/racismes-2.html
Denis Peschanski, La France des camps (1938-1946), 2000
http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/36/25/23/PDF/DenisPeschanski_2000_TEL_TheseEtat.pdf
Evelyne Py, Mémoire-Net, Approches croisées :
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=135
Un camp pour les tsiganes. SALIERS. 1942-1944 Extraits du Dossier pédagogique (Isabelle Debilly)
http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=247
Tsiganes (en Allemagne) :
http://crdp.ac-reims.fr/memoire/enseigner/memoire_histoire/tziganes.htm
Claire Auzias, Samudaripen, le génocide des Tsiganes, l’esprit frappeur,
http://www.monde-diplomatique.fr/2000/10/GANDINI/14404
liens et bibliographie complémentaire
NM, DL, 2004, actualisé août 2010

