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Pierre Hachin, résistant-déporté du Nord, CR J. Duhem - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Pierre Hachin, résistant-déporté du Nord, CR J. Duhem

et la confiscation du journal La Voix du Nord par une SARL
mercredi 14 janvier 2015

Un homme « ordinaire » mais qui va connaître un parcours hors-norme. Pierre Hachin.

Pierre Hachin : le long combat d’un résistant-déporté du Nord (1940-1977) par Jacqueline Duhem

La Résistance, dans le Nord, a été très précoce puisqu’elle s’est manifestée dès la fin du mois de mai 1940. Ceci est liée, en particulier, à la fin des combats, acharnés et très meurtriers, de la fin de mai 1940 dans l’agglomération lilloise. Le 30 mai 1940, après la reddition des troupes françaises, celles-ci vont défiler en armes sur la Grand Place de Lille où les troupes allemandes leur rendent les honneurs militaires. Ces soldats français, mais aussi britanniques, devenus prisonniers de guerre, vont être acheminés à pied vers Allemagne et vont suivre la route nationale vers Tournai en Belgique, en passant par Annappes, puis Ascq (Ces deux communes ont fusionné en 1970 pour devenir Villeneuve d’Ascq). De nombreux Annappois et Ascquois vont ainsi aider des prisonniers, soit en leur apportant de la nourriture mais aussi en les aidant à s’évader puis à se cacher. Des réseaux d’évasion sont rapidement mis en place et, dans les deux communes, des dizaines d’habitants vont entrer en résistance.

Pierre Hachin né à Ascq
Parmi eux, se trouve un homme « ordinaire » mais qui va connaître un parcours hors-norme.
Pierre Hachin, né en 1912 à Ascq, a à peine connu son père, tué lors des combats de 1915. Il a été élevé, par sa mère, dans le culte du disparu et dans une tradition de patriotisme fervent. À 16 ans, il est embauché, comme employé, aux Chemins de fer du Nord. En septembre 1939, il habite à Annappes avec sa femme et son fils, né la même année. Lors de la retraite de l’armée française en mai 1940, il est blessé et soigné, par les Allemands, à Auxerre puis envoyé dans un Frontstalag à Troyes. Cependant, en tant que cheminot, il est libéré et envoyé, comme affecté spécial, à la gare de Boulogne puis à la gare de Lille.
Cependant, dès le 17 juin 1940, avant même les négociations de l’armistice, le Nord et le Pas-de-Calais sont placés, par ordonnances militaires, sous des lois allemandes et la région est rattachée au commandement militaire de Bruxelles. Une seconde occupation commence, à peine 22 ans après la fin de la première… Commence aussi, pour Pierre Hachin, un long combat d’abord contre l’occupant et les collaborationnistes du régime de Vichy, mais aussi un long combat pour résister à la torture, après son arrestation, puis pour survivre en déportation. Mais la guerre terminée, Pierre Hachin devra se lancer dans un autre combat...

Résistant Celui-ci correspond à un profil assez répandu de résistants qui appartiennent à différents réseaux et mouvements : suivant les rencontres, il va appartenir, entre autres, au réseau Centurie, au réseau Sylvestre-Farmer du capitaine Michel mais aussi aussi au mouvement-réseau Voix du Nord, fondé par Natalis Dumez et Jules Noutour, qui créent, à partir d’avril 1941, le petit journal clandestin La Voix du Nord. Pierre Hachin accomplit ainsi des missions très variées. Grâce à sa formation d’artificier, il organise des séances pour initier des cheminots, résistants comme lui, au sabotage des voies ferrées. Comme employé au service du personnel SNCF puis à la direction des chemins de fer allemands de Lille, il truffe d’erreurs les listes du personnel SNCF fournies à la direction des transports de la Wehrmacht. Il recopie les horaires de tous les transports militaires allemands de passage dans la région, avec indication exacte de leur composition. Il héberge aussi chez lui des résistants recherchés par la Gestapo. Dès avril 1941, il commence à distribuer puis à faire reproduire les premiers numéros de La Voix du Nord et fournit, pour l’imprimer, du matériel volé sur son lieu de travail. Il sert aussi d’agent de liaison entre les différents réseaux et mouvements auxquels il appartient.


Arrestation
Traqué depuis plusieurs mois, comme les principaux membres du mouvement Voix du Nord qui est infiltré par des collabos, il est arrêté, le 2 octobre 1943, chez lui par le commissaire criminel Kurt Kohl, membre de la 4ème division du Sipo-SD c’est-à-dire la Gestapo dont le siège se trouve à La Madeleine, dans l’agglomération lilloise. Il est torturé pendant 14 jours d’affilé par Kurt Kohl, un des tortionnaires les plus sadiques. Il reçoit des coups avec un nerf de bœuf, subit le supplice de la baignoire et celui du tour en cuivre dont le cercle se rétrécit autour du crâne. K. Kohl, avant et pendant les tortures, boit de grandes rasades de Pernod pur...A partir du 11 novembre et pendant un mois, il reste à l’isolement à la prison de Loos-lez-Lille, enchaîné les mains dans le dos et aux chevilles... Mais il ne parle pas.

Condamné à mort
Le 28 janvier 1944, il est condamné deux fois à mort et à dix ans de travaux forcés par le tribunal militaire de l’Oberfeldkommandantur. Il n’a pu être défendu que par un avocat allemand car il est accusé d’espionnage militaire. Début avril 1944, alors qu’il va quitter la prison de Loos pour être exécuté, il est sauvé de justesse par... la Gestapo qui le ramène à La Madeleine pour y être de nouveau torturé à propos d’une autre affaire de « terrorisme ». Le 5 avril 1944, il est emmené de la prison de Loos à la gare de Lille où on le met, enchaîné et sous bonne garde, dans un train en partance vers Bruxelles. Le train, avant la frontière belge, passe et s’arrête à Ascq, son village natal, où une foule compacte descend pour assister aux funérailles des 86 civils massacrés, le 2 avril, par des SS de la 12e division blindée Hitlerjugend.

Déportation
S’ensuit, pour Pierre Hachin, un long chemin de souffrance à travers l’Allemagne : après la prison Saint-Gilles de Bruxelles, il est remis dans un train vers Cologne qui n’est qu’une étape puisqu’à nouveau, il passe trois jours dans un train qui l’amène à Gross-Strehlitz en Haute-Silésie où il refuse le travail forcé. Au bout de quelques jours, il est transféré à Dresde où il sert de cobaye pendant six jours : on lui injecte un produit par intraveineuses ce qui lui provoque des syncopes. Mais il est encore « sauvé » par la Gestapo car il doit être de nouveau jugé par le « Tribunal du Peuple » qui siège à Donauwörth. Il va y être acheminé par train mais il effectue aussi un partie du chemin à pied, encadré par des SS, dans une Allemagne qui subit de plus en plus les bombardements alliés. Il connaît ainsi les prisons de Chemnitz, Hof, Plauen et Nuremberg. Chaque fois, P. Hachin est isolé en attendant l’étape suivante.

Le souvenir le plus épouvantable, qu’il garde de ce périple, est celui de la « garde-chiourme » de Nuremberg où il reste une semaine. Cette surveillante « SS », surnommée par les prisonnières « vache hystérique », est une véritable sadique. À l’heure de la soupe, elle passe devant les cachots. Si les prisonniers ne sont pas au garde à vous, elle leur cravache le visage et prend plaisir à verser une partie de la soupe brûlante sur les poignets. Si le prisonnier, sous l’effet de la douleur, lâche le récipient, il reçoit une volée de coups et doit lécher le liquide à terre. Au début de septembre 1944, il arrive enfin à Donauwörth mais a « la chance » de ne pas être jugé immédiatement. En effet, tous ceux qui, chaque jour, partent pour être jugés, sont systématiquement exécutés. Mais finalement le « Tribunal du Peuple » ayant été supprimé par Himmler, P. Hachin est envoyé à Dachau où il va connaître l’enfer de l’univers concentrationnaire.

Dachau
Il est affecté au Block 27, Stube (chambre) 4 dont le chef est un détenu polonais de droit commun, sombre brute qui frappe sans raison. Après le lever, vers 4 heure et demi, les détenus reçoivent un peu de pain et de soupe et un « semblant » de café pour la journée. Seuls des colis de la Croix Rouge, parvenus à partir de fin mars 1945, ont empêché Pierre Hachin de mourir de faim. La vie n’est plus qu’un cauchemar perpétuel, scandé par des nuits d’insomnie, des visions de rassemblement, des liquidations organisées, des camarades morts d’épuisement dans ses bras... Début avril 1945, les raids aériens des Alliés se multiplient.
Le 25 avril, P. Hachin et ses camarades apprennent que la plupart des SS sont partis et que les Américains occupent Augsbourg à environ 40 kilomètres du camp. Des bruits de liquidation des déportés circulent : le feu serait mis aux Blocks par des bombes incendiaires après y avoir enfermé les prisonniers... Pendant trois jours, il n’y a plus de Kommandos qui partent au travail, plus d’appel, les cadavres décharnés s’entassent près des Blocks. Des milliers de détenus, venant d’autres camps et rescapés des marches de la mort, arrivent et, comme il n’y a plus de place dans les baraquements, ils couchent en pleine air dans le plus total dénuement. Les SS, qui restent, se bornent à assurer la garde de la porte d’entrée et des miradors et n’entrent plus dans le camp.

La libération du camp de Dachau par les Américains
Voici des extraits du récit, par Pierre Hachin, de la libération du camp de Dachau, le dimanche 29 avril 1945 :

« ...Une bataille doit se dérouler assez près car les Blocks et même la terre sont secoués par les explosions. Nous entendons distinctement le sifflement des obus et les rafales de mitrailleuses. Des SS hissent le drapeau blanc sur le porche. Vers 17 heures, une immense clameur s’élève dans différentes langues : « les voilà ! »... Une auto-mitrailleuse s’avance. Nous nous précipitons vers nos libérateurs. À notre vue, certains d’entre eux ne peuvent dissimuler un mouvement de recul, plus exactement un geste de pitié. Quelques SS jusqu’au-boutistes ouvrent le feu sur les Américains. L’un de ces derniers est touché. L’auto-mitrailleuse répond, les SS sont abattus...Quant à moi, j’éclate en sanglots et mes larmes ne cessent de couler. Un correspondant de guerre s’avance vers le groupe où je me trouve. C’est une femme. Elle est belge. À notre vue, devant notre immense dénuement, à elle aussi, les larmes lui montent aux yeux.  »

P. Hachin se souvient aussi, avec beaucoup d’émotion, de l’aumônier américain qui est monté sur la tour d’entrée et qui, après avoir enlevé son casque et ses gants, a tracé sur la foule des détenus libérés un grand signe de croix :

« Un souffle de spiritualité passe sur le camp. Croyants et non-croyants redeviennent des hommes. Les matricules relèvent la tête. La plus effroyable entreprise d’avilissement a pris fin ».

À la fin de la journée, les Américains demandent aux anciens détenus de regagner leurs baraquements. Des rations alimentaires ont été distribués. Certains détenus se jettent dessus avec une telle voracité qu’ils en tombent immédiatement malades. Dès le lendemain, les libérateurs s’occupent, avec les responsables des Comités nationaux, des problèmes urgents de réorganisation : il faut d’abord donner la chasse aux SS qui parfois ont assassiné des détenus pour prendre leur défroque et quitter le camp. Mais les problèmes les plus urgents sont d’ordre sanitaire. Le camp, qui compte un peu plus de 35 000 détenus dont environ 6 000 Français, est mis en quarantaine car de nombreuses maladies, comme le typhus, le choléra et la dysenterie, font des ravages. Pierre Hachin se porte volontaire comme infirmier sous les ordres d’un médecin autrichien déporté.

Infirmier à la libération à Dachau
Sa première mission est de laver les malades des derniers convois arrivés. Puis il est affecté au Revier 33 où il doit s’occuper de 18 malades presque tous atteints du typhus. Le travail est exténuant, la seule langue commune est l’allemand d’où des difficultés de compréhension, des tensions aussi car il n’y a pas assez de cachets de vitamine et de morceaux de sucre pour tous. Heureusement, des matelas, des draps et des couvertures ont été pris dans les casernes des SS. Le service sanitaire de la 7e Armée étant venu visiter les malades, certains ex-détenus s’affolent, effrayés de voir surgir devant eux des hommes masqués.

« Dans leur état de panique, ils croient qu’on vient pour les tuer ou se livrer à quelques sélections ou expériences. Réunissant leurs maigres forces, plusieurs malheureux tentent de se sauver. Nous avons la plus grande peine à les retrouver, les calmer et les coucher ».

Épuisé, Pierre Hachin doit être ramené dans le quartier réservé dorénavant aux Français, dans les anciennes casernes SS. On commence à parler de retour :

« Comme nous ne pouvons rentrer avec nos défroques en lambeaux, les Américains nous distribuent des vêtements décents. Horreur ! En fait de décence, ce sont des uniformes de SS. Nous protestons : absolument rien d’autre à nous offrir. Nous en sommes réduits à enlever les insignes : têtes de mort, aigles, croix gammées... »

Le retour en France

Le 13 mai, après la levée de la quarantaine, Pierre Hachin et d’autres Français partent, dans des camions américains, vers la France où ils arrivent à Strasbourg. Ils y reçoivent un accueil très chaleureux et y restent deux jours. Puis c’est le départ en train vers Lille. Dans son wagon, Pierre Hachin est totalement à bout de force et reste inerte dans un coin. Dans un compartiment voisin, il entend un ancien déporté perdre la raison : employé au four crématoire, il a dû brûler le cadavre de son frère et ramène ses cendres dans son mouchoir...
L’arrivée se fait en gare de Lille le 18 mai 1945 : il pèse à peine 38 kg et n’arrive quasiment plus à marcher. Alité chez lui, à Annappes, pendant plusieurs mois, il reçoit de nombreuses visite dont celle de René Decock, camarade d’enfance et résistant Voix du Nord, habitant aussi Annappes. Celui-ci le remercie, en pleurant, de l’avoir fait prévenir de se cacher grâce à un petit message reçu lorsque Pierre Hachin se trouvait à la prison de Loos : « Pierrot, sans toi, je serai mort ».

Les journaux collabos et les ordonnances concernant la presse libre
Au début du mois de septembre 1944, alors que P. Hachin va être emmené à Dachau, la région lilloise est libérée par les troupes britanniques. Le GPRF a promulgué des ordonnances qui annoncent la disparition des journaux collabos, comme L’Écho du Nord à Lille, et leur remplacement par ceux issus de la Résistance. Dès le 5 septembre paraît le journal La Voix du Nord, sorti de la clandestinité, dans les locaux de L’Écho du Nord. Toujours en application des ordonnances, les résistants du mouvement Voix du Nord, ou leurs ayants droit s’ils sont décédés, doivent recevoir en toute propriété le capital de la nouvelle entreprise de presse.

Confiscation du journal La Voix du Nord par une SARL
Mais dès le 28 février 1945, un des résistants du mouvement, Jean Houcke, crée une SARL avec 6 000 parts de l’entreprise qui peuvent être obtenues par souscription... Face à la contestation qui monte dans les rangs des résistants du mouvement, une Assemblée Générale est convoquée en mars qui prévoit une émission de 1 000 actions pour les résistants et les déportés à leur retour. À son retour au mois de mai, Pierre Hachin en fait la demande mais la société commerciale lui répond que les délais pour faire cette demande ont été dépassés. C’est ainsi qu’à la fin de 1945, la société commerciale La Voix du Nord est composée majoritairement de personnes étrangères au mouvement de résistance et même à la Résistance...

Un nouveau combat

Commence ainsi un nouveau combat pour Pierre Hachin et tous ses camarades, résistants et résistants-déportés, spoliés par la société commerciale La Voix du Nord, combat qui va durer plus de 30 ans. P. Hachin va ainsi prendre contact avec Natalis Dumez, un des co-fondateurs du mouvement, lui aussi déporté, et avec la veuve de l’autre co-fondateur, Jules Noutour, mort en déportation. Ils vont créer une association : Ceux de La Voix du Nord.
Le « marathon judiciaire », qui s’ensuit, peut se diviser en deux étapes avec, comme date-clé, le 28 juin 1963.










Un marathon judiciaire
Avant cette date, N. Dumez, P. Hachin et leurs camarades, qui ont contacté à partir de 1951 un avocat roubaisien, futur député puis sénateur du Nord, maître André Diligent, ne sont confrontés qu’à des échecs, malgré tout le talent désintéressé de leur avocat. Par cinq fois, les jugements, devant différents tribunaux, sont défavorables à leur association.
Tout change grâce au jugement en appel du 28 juin 1963. La justice reconnaît enfin que la société commerciale La Voix du Nord n’a pas tenu ses promesses de réserver des actions à tous les résistants. Mais cette victoire est loin de mettre fin à la procédure car le Conseil de gérance de La Voix du Nord, dirigé... par René Decock, l’ancien camarade d’enfance de Pierre Hachin qui lui a sauvé la vie, va encore déposer des pourvois en cassation.
Le Conseil de gérance n’obtiendra plus qu’un seul succès : en juillet 1969, 100 résistants, qui ont porté plainte contre la société commerciale La Voix du Nord, sont déboutés à cause de « notables » qui ont témoigné en faveur de la société commerciale...

Une victoire morale

L’année 1974 constitue un moment décisif pour les résistants spoliés puisque la société commerciale est déboutée deux fois, en appel et en cassation. Mais il faudra encore attendre presque trois ans avant la signature d’un compromis mettant fin à ce marathon judiciaire. Le 27 juin 1977 est signée une convention entre les deux parties, grâce à l’intervention de grandes figures de la Résistance nationale et d’élus de tout bord. Chaque résistant spolié, ou ayant droit, reçoit une indemnité équivalent à environ à 6500 €... ce qui est dérisoire, compte tenu du coût financier des procédures mais aussi du temps consacré au combat. Mais pour Pierre Hachin et ses camarades, ce qui est essentiel, c’est la victoire morale remportée face au Conseil de gérance du journal qui a toujours fait la sourde oreille et a toujours plaidé, contrairement à ses engagements initiaux, « ne rien devoir à sa publication clandestine, ni à l’ancien réseau de résistance » ... Les résistants évincés ont été la cible de calomnies et ont dû faire face à des trahisons. De plus, P. Hachin, N. Dumez, A. Diligent ont été constamment censurés par le journal La Voix du Nord qui ne parlent jamais d’eux.








Des séquelles de cobaye humain
Le dernier combat de Pierre Hachin se termine le 17 mars 1994. Il décède à l’âge de 82 ans entouré de l’affection de ses trois enfants et de ses petits enfants qui lui vouent une admiration sans bornes. De nombreuse décorations reçues, dont bien sûr la Légion d’Honneur, sont là pour attester son parcours exceptionnel de résistant-déporté. Tout le reste de sa vie, après son retour de déportation, il aura souffert de multiples syncopes, certainement dues au produit injecté en intraveineuse à Dresde, lorsqu’il a servi de cobaye humain, et dont il ne connaîtra jamais la composition. Un homme modeste, « sans importance », mais habité par un grand idéal de justice.

Bibliographie :
Documents et témoignages fournis par la famille de Pierre Hachin
André Diligent, Un cheminot sans importance, Éditions France-Empire, 1975
Frédéric Lépinay, La Voix du Nord, histoire secrète, Les Lumières de Lille, 2005
Voir Crimes et criminels de guerre allemands dans le Nord-Pas-de-Calais de Jacqueline Duhem

Janvier 2015

Sauvons les enfants (une histoire du comité lilloise de secours aux Juifs). Aux Éditions Les Lumières de Lille, 2016.
Le 11 septembre 1942 à la gare de Fives, un train parti de Lens doit repartir vers Malines, puis Auschwitz. Des cheminots sauvent des enfants.


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