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La tentation antisémite. La haine des Juifs dans la France d’aujourd’hui, Michel Wieviorka - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

La tentation antisémite. La haine des Juifs dans la France d’aujourd’hui, Michel Wieviorka

racisme, l’antisémitisme et islamophobie, critique des médias.
vendredi 5 février 2010

L’antisémitisme traditionnel trouve-t-il une nouvelle jeunesse dans le climat actuel ? Quel serait le rôle d’une institution scolaire en crise ? Le livre de Michel Wieviorka La tentation antisémite. La haine des Juifs dans la France d’aujourd’hui, écrit en 2005, peut nous aider à réfléchir aujourd’hui, face à la régression française concernant les droits de l’homme, visible dans les médias complaisants.
« Les hommes normaux ne savent pas que tout est possible » David Rousset
Pourquoi transmettre la mémoire de la Shoah, enseigner son histoire ?
Laïcité, liberté d’expression, liberté de conscience, égalité, fraternité...

Actualiser :

« la minorité juive reste bien acceptée, notamment comparée aux musulmans ou aux Roms ».
« le racisme n’est plus de type biologique ». « Il s’exprime davantage sous sa forme différentialiste, quand les manières de vivre, de penser et de croire de l’autre sont jugées trop différentes du groupe auquel on s’identifie. » selon le rapport de la CNCDH de 2016, publié le 30 mars 2017
Le sursaut de tolérance de la société française se confirme, selon la CNCDH

Les juifs, les musulmans et la République - 4 questions à Wieviorka et Khosrokhavar :
https://blogs.mediapart.fr/pascalboniface/blog/140317/les-juifs-les-musulmans-et-la-republique-4-questions-wieviorka-et-khosrokhavar

 Analyse du livre de Michel Wieviorka

La tentation antisémite. La haine des Juifs dans la France d’aujourd’hui [1]

La tentation antisémite est une recherche collective, sous la direction de Michel Wieviorka. Ce livre se donne pour but de poser, avec les outils et la rigueur des sciences sociales, les questions que suscitent les craintes d’un retour en France de l’antisémitisme.
Dans les années 70 à 90, la mémoire de la Shoah s’imposait pour fournir une protection symbolique, quasi-sacrée, à tout risque de dérive. Le climat actuel inclut, dans un espace nouveau, banlieues populaires, écoles, universités, médias des actes qui seraient considérés comme mineurs sans leur connotation symbolique, mais aussi des atteintes plus graves, attaques contre des personnes, des biens ou des institutions Ces actes sont statistiquement répertoriés. L’antisémitisme n’est pas toujours formellement établi ; parfois au contraire il est amplifié. Bien des manifestations sont susceptibles d’interprétations contradictoires.

Les auteurs du livre partent d’un certain nombre d’interrogations, dans un désordre apparent : la montée récente de l’antisémitisme est-elle due à la présence en France d’une importante population issue de l’immigration musulmane ? Est-elle favorisée par les tendances au communautarisme des Juifs de France ? Est-elle en rapport avec l’histoire coloniale ? Faut-il trouver un nouvel antisémitisme dans la conjonction de l’islamisme et d’idéologies gauchistes ou tiers-mondistes ? L’antisémitisme traditionnel trouve-t-il une nouvelle jeunesse dans le climat actuel ? Quel serait le rôle d’une institution scolaire en crise ?

Pour répondre à ces questions, les enquêteurs se rendent dans un quartier particulièrement sensible de Roubaix, ville touchée de plein fouet par la crise industrielle. Ils partent encore à la rencontre de musulmans dans les prisons, vont étudier la réalité du terrain à Sarcelles, où vit une importante population juive. Ils interrogent encore les pieds-noirs de Marseille. Ils trouvent un champ de recherche privilégié en Alsace, où les profanations de cimetières se sont multipliées, où la haine classique des Juifs peut trouver une traduction politique dans le vote d’extrême-droite. Michel Wieviorka et son équipe cherchent encore à cerner dérives et conjonctions idéologiques au sein de plusieurs universités parisiennes, et mènent une enquête dans le milieu scolaire.

Les conclusions sont très prudentes. Le phénomène antisémite existe à l’évidence, puisqu’il peut être observé. Il est cependant relativement limité.

A Roubaix, si des jeunes se laissent aller à des propos antisémites, d’autres leur résistent, parfois au nom de l’Islam. En prison, une minorité de détenus musulmans expriment une haine des Juifs ; la majorité revendique tout au plus la prise en compte par l’administration pénitentiaire des pratiques de l’Islam au même titre que celles du judaïsme. A Sarcelles, on reproche concrètement aux Juifs leur tendance croissante à s’isoler du reste de la population de la commune. A Marseille, la "nostalgérie" des Pieds-noirs les plus âgés inclut un antisémitisme résiduel, mais se télescope sans surprise avec un racisme anti-arabe.

En Alsace, l’antisémitisme traditionnel, notamment présent dans les campagnes, traduit d’abord l’incapacité de la région à opérer un retour sur son passé à l’époque nazie.

A l’Université, des pulsions antisémites, sur fond d’adhésion antisioniste, mobilisent quelques groupuscules et ne rejoignent guère l’islamisme radical. L’antisémitisme reste très limité dans l’institution scolaire : c’est tout au plus un élément d’une crise générale de l’institution, hypermédiatisé à partir de manifestations qui doivent être relativisées.

Le nouvel antisémitisme accélère l’érosion des tabous nés de la prise de conscience de la Shoah, et reprend les thèmes classiques de la haine et du mépris. Il est la traduction du mal être de la société française, mais, moins que jamais, il ne peut aujourd’hui être placé dans le seul cadre national, il est globalisé, en rapport avec les événements du Proche-Orient et la politique des États-Unis dans le monde, les grandes migrations contemporaines, le rétrécissement général du temps et de l’espace. Sous l’angle de la continuité, l’antisémitisme, dans ses composantes traditionnelles, est porté par des individus qui s’identifient à la France et sentent leur identité menacée. Sous l’angle de la nouveauté, ce sont des exclus, issus de l’immigration, qui reprochent au contraire aux Juifs leur intégration trop réussie. Cependant, pour les premiers, le danger principal viendrait des Musulmans ; les seconds confondent dans un même rejet l’État d’Israël et les Juifs de la diaspora.

Michel Wieviorka tire de sa recherche, pour limitée qu’elle soit, quelques enseignements susceptibles de faire reculer l’antisémitisme.
L’enquête menée à Roubaix l’amène à soutenir ce qui paraît une évidence en même temps qu’un paradoxe : la lutte contre l’antisémitisme passe par un combat acharné contre le racisme, la discrimination généralisée, le déni de mémoire, dont souffrent les populations issues de l’immigration. Ce racisme « fabrique une souffrance, un ressentiment, qui se retournent, via diverses identifications (à l’Islam, à la nation palestinienne), contre les Juifs, qui auraient su, eux, en finir avec le racisme spécifique qui les vise ».

À Roubaix, où les jeunes des ghettos populaires ont peu d’occasions de rencontrer des Juifs, identifiables comme tels, l’espace de l’antisémitisme se rétrécit, au moins temporairement, dès que leur sentiment d’exclusion diminue, par la prise en compte de leurs revendications immédiates par les autorités municipales. A Sarcelles, dans un cadre différent, l’antisémitisme résulte d’une logique de fragmentation communautaire, qui amène la communauté juive, la mieux installée, à s’isoler des autres. Dans les prisons, les détenus musulmans seraient moins nombreux à tourner leur rancoeur contre les Juifs, si l’administration pénitentiaire apportait la même considération aux pratiques de l’Islam qu’à celles des autres religions.

L’antisémitisme alsacien est marqué par l’incapacité, ou le refus d’assumer le passé, attitude comparable à celle de l’Autriche. En Pologne pourtant, cette attitude a commencé à changer, paradoxalement, à partir de la reconnaissance d’une responsabilité polonaise à l’égard des persécutions subies par les Juifs par un travail historique sur l’immédiat après guerre.
(Les voisins, de Jan Gross, publié en français chez Fayard en 2002).

Dans l’Université, l’activisme pro-palestinien et anti-sioniste n’est pas, en lui-même, antisémite. Il le devient cependant chez quelques-uns, en privé, ou dans quelques groupuscules. A l’école, enfin, beaucoup de dérives viennent de l’impréparation de certains professeurs ou responsables face aux situations qu’ils doivent affronter dans un milieu en crise. En outre, est-il bon d’ajouter, l’enseignement de la Shoah, malgré son caractère unique, ne peut que prendre en compte les soubresauts d’un monde globalisé.

Les résurgences des manifestations de l’antisémitisme, par leur violence haineuse nous interpellent brutalement : nous avions tendance à penser que le malheur infini de la Shoah nous mettait définitivement à l’abri de telles dérives. Mais la crise de la société française et du modèle républicain, le chômage de masse, le racisme quotidien dont sont victimes les populations issues de l’immigration, les fragmentations communautaires et les retombées des événements du monde nous amènent à affronter un antisémitisme nouveau, qui ne coïncide pas avec l’antisémitisme traditionnel, même s’il adopte en partie ses thématiques.

Le mérite de l’étude de Michel Wieviorka et de son équipe est de mener une étude qui, par les méthodes de la sociologie et de l’enquête de terrain, entreprend de circonscrire le phénomène, de faire ressortir sa violence symbolique mais aussi, à l’évidence, ses limites.

Jean-Claude Halpern, 2007

Extrait du Petit cahier N°25- Commission témoins-professeur(e)s 2003-2005 : - Témoignage, mode d’emploi, Tome I : Ouvrage collectif. Hommage à J. Grynberg.

L’antisémitisme est une forme de racisme, consistant à rejeter les juifs. Le Cercle d’étude a mis en ligne des articles expliquant l’histoire de l’antisémitisme :
Les diverses formes d’antisémitisme
De l’antijudaïsme à l’antisémitisme raciste

Pourquoi transmettre la mémoire de la Shoah, enseigner son histoire ?

Un peuple qui a souffert

La définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) qui instrumentalise la lutte contre l’antisémitisme, adoptée le 1er juin 2017, par le Parlement européen, pose problème.

Remonter.

 L’islam

L’islam est un fait simultanément objectif et subjectif, aussi bien par les musulmans, qui créent ce fait par leur foi, dans leurs sociétés, leurs histoires, leurs traditions, que pour les non-musulmans, amenés, d’une certaine façon, à établir, définir, saisir l’identité de cette entité qu’ils perçoivent comme antagoniste, à une échelle collective ou individuelle.
Ainsi, l’islam des médias, l’islam des chercheurs occidentaux, l’islam des journalistes occidentaux et l’islam des musulmans constituent tous des actes de volonté et d’interprétation inscrits dans l’histoire.
Edwar W. Said, L’Islam dans les médias, Simbad, 2011

Les juifs et les chrétiens sont des cousins des musulmans puisqu’ils sont enfants d’Abraham.
Projet Aladin, juifs et musulmans
"Il y a eu une Europe musulmane qui a duré près de 8 siècles en Espagne, aux alentours d’un demi-millénaire en Crimée, en Ukraine, sur la Volga, quelques trois siècles en Sicile et qui le sait ? Pour des décennies, là pour des siècles. Il y eu une Europe soumise à l’islam pendant des temps considérables, celle des russes sous son joug de 1223 à 1423 environ, celle des grecs, des Roumains, des Balkaniques, durant quatre ou cinq siècles et même celle des Hongrois pendant plus de 150 ans. Quelle place ne doit-on pas faire à un Averroès qui subjugua les esprits médiévaux ? Quelque soit la façon dont on juge l’influence musulmane, quelques violentes qu’aient été la réaction contre elle et la façon de s’en débarrasser, on ne peut nier que l’Europe ne serait pas exactement ce qu’elle est si elle n’avait pas connu l’islam. Il appartient à son patrimoine. Rechercher les vestiges de l’islam en Europe, c’est, recherchant autrui, se rechercher aussi un peu soi-même. »
Jean-Paul Roux, historien, Quatrième de couverture de l’ouvrage L’Islam en Europe.

« Nos ancêtres Sarrasins » :
http://www.lemonde.fr/archeologie/video/2016/10/01/quand-le-languedoc-etait-terre-sarrasine_5006731_1650751.html

 Islamophobie

Définitions :
(musulmans) personnes de croyance ou culture musulmane
(islamistes) personnes faisant de ce référent islamique la base d’un engagement politique
(salafistes)musulmans ayant une lecture rigoriste du Coran
(djihadistes) ils font de l’islam le carburant d’une guerre sanglante

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/141117/au-dela-des-caricatures

« islamisme » : vision politique de la référence islamique, comme on dirait "démocratie chrétienne", mais il existe un islamisme non démocratique, et un islamisme djihadiste,
aujourd’hui « islamisme = terrorisme »
fantasme du « communautarisme »

"L’ennemi du FN n’est plus le juif, mais le Français musulman", explique Valérie Igounet
Il circule un discours standard, nourri de préjugés sur l’attitude des Arabes à l’égard du nazisme, de l’antisémitisme et de la Shoah.

Il y a un amalgame incroyable. Pour toute personne impliquée, l’antisionisme et l’antisémitisme se mêlent. La frontière n’est pas facile à déceler . L’antisionisme est le fait d’avoir des critiques envers l’Etat d’Israël. Si l’on affirme qu’Israël, donc un Etat juif, n’a pas le droit d’exister, on conteste aux Juifs d’avoir un Etat. Ce n’est pas la même chose. La détestation d’Israël est une détestation des Juifs en général, cela se rapproche à de l’antisémitisme. La frontière n’est pas très nette de l’un à l’autre. Mais être antisioniste ne veut pas dire être antisémite. Les gens qui veulent critiquer la politique coloniale brutale d’Israël, il n’y a pas de problème. S’ils crient "Mort aux juifs", on change de registre. Michel Wieviorka, 21 juillet 2014

http://tempsreel.nouvelobs.com/le-conflit-a-gaza/20140721.OBS4293/manif-pro-gaza-la-contestation-francaise-se-mele-a-des-realites-internes.html

L’islam stigmatisé dans les manuels scolaires, associé au terrorisme et à l’islamisme.
" La critique majeure que je fais depuis longtemps aux programmes, c’est qu’ils abordent au collège les origines de l’Islam, et ensuite très peu de choses, si ce n’est les phénomènes contemporains que sont la guerre et le terrorisme, rapporte Dominique Borne. Il serait indispensable de montrer la diversité des Islams, la distinction entre sunnisme et chiisme, l’évolution historique de l’islam en tant que civilisation, les migrations, sans se réduire au religieux. "

- Abdellali HAJJAT et Marwan MOHAMMED, Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le "problème musulman", La Découverte, 2013
« l’islamophobie, ce ne sont pas seulement des actes de discrimination, mais un phénomène social global, qui consiste à réduire "l’autre" à son appartenance religieuse présumée ou réelle. Elle repose donc à la fois sur une idéologie, des préjugés et des actes. En cela, elle va au-delà d’un simple racisme, mais découle d’un "problème musulman", construit, de manière non concertée, par différents acteurs. »
Islamophobie n’est pas une invention iranienne, mais bien française, d’"administrateurs-ethnologues" comme Alain Quellien, Maurice Delafosse et Paul Marty, comme l’ont montré Fernando Bravo Lopez, Alain Gresh et Thomas Deltombe.
Pour Étienne DINET (1861-1929) et de Sliman BEN IBRAHIM (1870-1953), l’islamophobie renvoie d’abord aux « orientalistes modernes » ayant introduit des « innovations » dans la biographie du Prophète Mohammed.
http://islamophobie.hypotheses.org/193

- Lire le rapport de Fabrice DHUME et de Khalid HAMDANI sur les problèmes d’intégration, Vers une politique française de l’égalité :" Comment changer les regards sur les personnes immigrées et leurs descendants ? "
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/134000758/0000.pdf
Relevé de conclusions politique intégration, en archives :
http://tinyurl.com/q5fddq4

- "le mouvement djihadiste qui existe en France depuis 30 ans, est très minoritaire, au sein des musulmans et dans la société". Les djihadistes ne reconnaissent pas " l’islam des familles, transmis oralement par les parents, de génération en génération". Le combat vous a été prescrit, Stock, Romain CAILLET et le journaliste Pierre PUCHOT.

Étude de l’islam  :
http://www.canal-u.tv/producteurs/ehess/institut_d_etudes_de_l_islam_et_des_societes_du_monde_musulman/cycle_de_conferences/cycle_2012_2013_religion_et_politique_en_islam

Religion et démocratie : cohabitation difficile

ADONIS (Ali Ahmad Saïd Esber), interv. Houria Abdelouahed, Violence et islam, Seuil, 2015, 186 p.
ARKOUN Mohammed, Histoire de l’islam et des musulmans en France du Moyen Age à nos jours, Albin Michel, 2006, 1220 p.
« C’est l’histoire culturelle qui domine ici, écrit Jacques Le Goff dans sa préface, et plus largement une histoire de l’imaginaire qui nous livre les fluctuations de l’image de l’Autre... Il s’agit de faire passer le musulman de la situation d’Autre à celle de concitoyen à part entière. Il reste sans doute un long chemin à parcourir, et l’éclairage de l’histoire depuis le Moyen Age y est nécessaire. »
BENZ Wolfgang, Die Feinde aus dem Morgenland. Wie die Angst vor den Muslimen unsere Demokratie gefährdet, C.H.Beck Verlag, München, 2012, 220 p.
BIDAR Abdennour, L’islam sans soumission : Pour un existentialisme musulman, A. Michel, 2012, 288 p.
— , Lettre ouverte au monde musulman, LLL, Les Liens qui Libèrent, 2005, 60 p.
DAKHLI Leyla, Histoire du Proche-Orient contemporain, L’Harmattan, Collection Repères, 2015 – 128 p.
MARDAM-BEY Farouk et SANBAR Elias, Être arabe, Actes Sud, 2005, « Babel » 2007
BROUARD Sylvain et TIBERJ Vincent, Français comme les autres ?, Presses de Sciences Po, 2005
JABALLAH Anas, SOUM El Yamine, La France que nous voulons, éd. Les points sur les i, 2012, 220 p.
GRÉGOIRE Jean, JABALLAH Anas et SOUM El Yamine, Les nouveaux défis de l’éducation, éd. Les points sur les i, 2013, 120 p.
MEDDEB Abeldwahab, La maladie de l’islam, Points, Seuil, 2005, 222 p.
— , Sortir de la malédiction. L’islam entre civilisation et barbarie, Points, 2015
Le Coran, un texte immuable ? Dans la doctrine maximaliste, le Coran, c’est la parole même de Dieu dans sa lettre.
VOLTAIRE, le Fanatisme ou Mahomet le Prophète

Iranien, le 14 Décembre à Paris (75) à l’Espace Saint-Michel à 17h, avec Mehran Tamadon et Marwan Mohammed, sociologue chargé de recherche au CNRS et au Centre Maurice Halbwachs (EHESS-ENS-CNRS), co-auteur de "Islamophobie : Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman » (La Découverte, 2013).
Timbuktu, film d’Abderhamane Sissoko
Je suis le peuple, film d’Anna Roussillon

Racisme ?
- théorie de la hiérarchie des « races » d’après des stéréotypes, [15] qui conclut à l’existence de « races » supérieures qui devraient être protégées et de « races » inférieures destinées à être dominées, exploitées, voire anéanties.

Fait d’attribuer a priori à une personne des qualités ou, plus souvent, des défauts, physiques et/ou intellectuels et/ou moraux … A partir de cette vision a priori, un/une raciste maltraite verbalement ou physiquement cette personne qui appartient à un groupe, que ce soit un groupe ethnique, un groupe religieux, le groupe des femmes, le groupe des homosexuels etc
http://www.gei.de/en/news/latest-news/news-details/article/modernes-europa-versus-antiquierter-islam-die-darstellung-von-islam-und-muslimen-in.html

- "Mémoires à venir" - enquête sur la mémoire du XXe siècle auprès de 31 172 jeunes de 16 à 29 ans de 31 Pays.
http://www.fondapol.org/sondages/les-resultats-de-lenquete-memoires-a-venir/
"Un sujet aussi sensible exigeait la plus grande rigueur. Loin d’éclairer les transformations de l’antisémitisme en France, ce sondage les obscurcit", écrit Nonna Mayer à propos d’une enquête de la Fondapol (???) en 2014.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/05/il-faut-parler-d-antisemitisme-avec-rigueur_4535515_3232.html
Selon le "sondage annuel de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, c’est à l’extrême droite que le niveau d’antisémitisme reste le plus élevé ; chez les sympathisants des Verts qu’il est le plus bas."
Rapport annuel sur le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie de la Commission nationale consultative des droits de l’homme : antisémitisme, racisme antiarabe, anti rom, les racismes sont liés :
http://www.cncdh.fr/node/1135
"Le sentiment d’intolérance s’exprime plus à l’encontre des milieux maghrébins et arabo-musulmans, et encore davantage à l’égard des Roms."
http://www.mediapart.fr/journal/france/051214/violences-antisemites-ce-que-disent-les-chiffres

« Gauche blanche », « racisés », « non concernés » : ces clivages qui agitent la lutte et les mouvements antiracistes :
http://www.bastamag.net/Gauche-blanche-racises-non-concernes-ces-clivages-qui-agitent-la-lutte-et-les

"Les Blancs, les Juifs et Nous" et la question postcoloniale.

"L’étude conclut que près de la moitié des interrogés ne savent pas ce qu’est le sionisme, ce qui ne plaide pas en faveur d’une adhésion à l’antisionisme censé être le moteur de la nouvelle judéophobie."
"Le sionisme est un nationalisme... Le terme antisioniste est devenu une injure. La droite a réussi à identifier le sionisme avec deux éléments : la conquête de la terre, ce qui signifie concrètement la Cisjordanie, les territoires occupés ; et ensuite la supériorité juive en Israël même." Zeev Sternhell
Pierre STAMBUL, Le Sionisme en questions, Acratie, 2004
UJPF, Une parole juive contre le racisme, Syllepse, 2016, 92 p.

Certains répandent sur les ondes une " idéologie potentiellement meurtrière"
Gilles Manceronles dérives

https://www.buzzfeed.com/assmamaad/heureusement-que-renaud-camus-existe-georges-bensoussan?utm_term=.iwJ21dXB1#.dmwqaYpWa

SAIDI Ismaël, Djihad, La pièce et son dossier pédagogique, La Boîte à Pandore, 2016
SAIDI Ismaël, Les aventures d’un musulman d’ici, La Boîte à Pandore, 2015
Djihad, "c’est l’histoire de trois jeunes paumés embrigadés qui n’ont même pas lu le Coran et qui partent se casser les dents en Syrie sur une situation cauchemardesque. De Bruxelles à Homs en passant par Istanbul."

"Je trouve illégitime sinon scandaleux que certains me servent le verdict d’islamophobie à partir de la sécurité et des conforts des capitales de l’Occident et de ses terrasses." Kamel Daoud
http://www.courrierinternational.com/article/algerie-islamophobie-la-cinglante-reponse-de-kamel-daoud

revu, juillet-décembre 2014, août 2015, décembre 2015, février 2016 et 2017.

Le Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz, est une association de professeurs persuadés que l’étude de la Déportation et de la Shoah a un intérêt universel, qu’elle peut donner à tous, aujourd’hui et demain les moyens de réfléchir et de résister aux tentations racistes, xénophobes et totalitaires.

[1Michel WIEVIORKA, La tentation antisémite. La haine des Juifs dans la France d’aujourd’hui, Robert Laffont, Paris, 2005, 452 p.