Conférence-débat le Mercredi 19 octobre 2011 à 14h, au Lycée Buffon, Paris 15 ème
Les Tsiganes dans l’Europe occupée : entre persécutions et génocide

- R Gurême, J Duhem, MC Hubert, M Heddebaut
Conférence de Marie Christine Hubert, Historienne et archiviste. Auteur d’une thèse d’histoire sur les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Co-auteure avec Emmanuel Filhol du livre Les Tsiganes en France : un sort à part, 1939-1946, Editions Perrin.

- les Tsiganes en France
Présentation de documents sur la persécution et la déportation des Tsiganes du Nord-Pas de Calais et de Belgique par Monique Heddebaut, membre de la Commission historique du Nord, conseillère scientifique auprès du Musée de la Résistance de Bondues (Nord) et de Malines (Belgique).
http://groups.yahoo.com/group/Roma_Holocaust/message/1169
Le convoi Z du 15 janvier 1944, parti de Belgique, comptait 145 Tsiganes arrêtés dans le nord de la France.
http://dailynord.fr/2009/04/convoi-z/
Sommaire de la Revue d’études juives du Nord :
http://www.tsafon-revue.com/?Sommaire-du-no-4-hors-serie-2008
Témoignage de Raymond Gurême , ancien interné tsigane du camp de Linas-Montlhéry et co-auteur avec Isabelle Ligner du livre Interdit aux nomades [1], Editions Calmann-Lévy, 2011, 240 p.

- Raymond Gurême
Après diverses arrestations, évasions, trahisons, prisons, petits boulots en Bretagne et camps dont celui d’Heddernheim en Allemagne pour faits de résistance, Raymond Gurême mettra 7 ans à retrouver sa famille en Belgique.
Mercredi 19 octobre 2011 à 14h, Lycée Buffon, Amphi Michard, 16 boulevard Pasteur 75015 Paris
(métro Pasteur ou Sèvres-Lecourbe)
Affiche sur la conférence :
Bohémiens, Gitans, Gipsy, Manouches, Rroms, Romani, Sinti, (Yeniches) (voyageurs en Allemagne)
Les noms des Tsiganes :http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms
Carte sur l’internement des Tsiganes en Europe :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Persecution_of_Roma.gif
Chronologie de la persécution des Tsiganes :
http://www.sintiundroma.de/uploads/media/chronologie140111.pdf
France :
Raymond Gurême
Raymond Gurême est né en 1925 à Meigneux en Seine et Marne. Son père avait un cinéma ambulant et un chapiteau. Lui, il était circassien, acrobate. Ils tournaient en France, un peu en Belgique et en Suisse. Ils étaient des voyageurs, français depuis des générations. Ils ont le statut de forains en 1912.
Raymond Gurême se définit comme voyageur (différent de nomade), roulottier, circassien, descendant de Manouches.
Le 6 avril 1940 les forains n’ont plus le droit de circuler, interdiction signée par Albert Lebrun, président de la IIIe République.
Le 4 octobre 1940 [2], à Petit-Couronne, en Normandie, la gendarmerie arrête tout le monde, les emprisonne à Darnetal dans le camp de rassemblement des nomades, puis les transfère à Sotteville-lès Rouen, et de là, entassés dans des wagons à bestiaux, ils vont jusqu’à Brétigny-sur-Orge. Les gendarmes et les policiers les conduisent dans la soirée à travers bois et champs à Linas-Montlhéry. Ils sont dans le dénuement le plus complet : pas de lait pour les gosses, pas de feu, pas d’électricité, pas d’hygiène. Des bébés sont morts de froid et de faim.
Après diverses évasions, arrestations, prisons et camps jusqu’en Allemagne pour faits de résistance, Raymond Gurême retrouve sa famille en Belgique en 1952. Ils ont été libérés sans rien. De retour à Darnetal, le père n’a rien retrouvé, ni l’argent, les bijoux, les caravanes, le matériel, tout a disparu. Ils n’ont eu aucune aide, aucune compensation.
Il déplore le carnet de circulation (qu’il faut faire tamponner tous les trois mois par la police ou la gendarmerie) auquel les Tsiganes sont encore soumis. En faisant référence à la situation actuelle des Roms [3], souvent rejetés, Raymond Gurême conclut qu’il faut combattre les préjugés en éduquant les jeunes pour éliminer la discrimination et le racisme.
Hubert Falco a reconnu dans le discours du 18 juillet 2010, "que les nomades avaient été internés pour des motifs raciaux sur le territoire français, grâce au concours des autorités françaises."
"Suspectés a priori de collusion avec l’ennemi, les gens du Voyage furent internés dès le mois d’avril 1940... Après l’armistice, les Tsiganes furent regroupés dans des camps disséminés sur tout le territoire national. Saliers, Montreuil-Bellay, Gurs, Septfonds ou encore Rivesaltes restent, pour tous les Tsiganes de France, des noms d’épouvante.
Ils furent plus de 6 000 à être internés dans des conditions horribles, souvent sans hygiène et sans assez de nourriture, enfants et vieillards mourant les uns après les autres.
Plusieurs centaines d’entre eux finirent dans les camps de concentration, déportés depuis la France ou arrêtés en Allemagne alors qu’ils y avaient été envoyés par l’Etat français au titre du Service du Travail Obligatoire."
Portrait de Raymond Gurême par Francine Mayran :
http://www.fmayran.com/sitev3/galerie.php?cat=7
TV Rouen :
http://www.seinemaritime.tv/linternement-tsigane-de-1939-a-1946/inclassable/
Une mémoire française, Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 :
http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/
Le travail de mémoire :
http://www.rencontrestsiganes.asso.fr/spip.php?rubrique58
Raymond Gurême a reçu la médaille des Arts et Lettres en 2012
Dans le cadre des mardis du Cercil, Raymond Gurême, interné en tant que nomade, et à l’occasion de la parution de son livre Interdit aux nomades, mardi 6 décembre 2011, à 18h, au Cercil .
Réservez : cercil@cercil.eu
Pour en savoir plus :
"En novembre 1940, Vichy appliquait un décret signé le 6 avril précédant par Albert Lebrun, président de la 3e République finissante, décret qui stipulait que les nomades, recensés par la loi du 16 juillet 1912 comme étant gens sans domicile et sans profession définie, devaient être parqués sous surveillance de la Police dans une commune par département. "
Carte des camps en France :
http://www.le-cartographe.net/index.php/fr/dossiers-carto/europe/160-linternement-des-tsiganes-en-france-1940-1946
Le camp de La Morellerie et Montreuil-Bellay.
260 nomades, dont 60 de moins de 7 ans, quittèrent le camp de La Morellerie, à Avrillé-les-Ponceaux en Indre-et-Loire) le 8 novembre pour être transférés dans celui de Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), texte de Jacques Sigot :
http://memoire.du.camp.free.fr/ancien%20site/page%20index%20en%20surplus/la_morellerie.htm
CR de la conférence d’Emmanuel Filhol et de Jacques Sigot :
La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France 1940-1946
L’internement des Tsiganes en France 1940-1946, Marie-Christine Hubert :
http://centri.univr.it/resistenza/indesiderabili/hubert.htm
Samudaripen, meurtre collectif total, en langue rromani, d’après Marcel Courthiade, désigne le génocide tsigane, d’autres dans les Balkans ou en Russie, utilisent l’expression Kali Traš, "la terreur noire". Le mot Porrajmos, dévorer, de Ian Hancock (Texas) est rejeté par certains.

- d’après une photo, Tsiganes déportés vers les camps de Kozare et Jasenovac, 1942, par Francine Mayran
Sur le travail de Francine Mayran, expositions, publications :
Témoigner de ces vies, Francine Mayran
Expériences sur les Tsiganes :
http://www.struthof.fr/fileadmin/MEDIA/Pdf_Ressources/07_Mediatheque/telechargement/ressources/sinti_natzweiler_dt.pdf
Allemagne :
"Le Centre de recherches en hygiène raciale [dirigé par Robert Ritter] considérant qu’une majorité des Tsiganes était en fait des métis (Mischling) concluait qu’ils étaient des asociaux par leur mode de vie et une race hybride par leur métissage biologique, ce qui impliquait qu’aucune "rééducation" n’était possible." Marie Christine Hubert

- Sur la place du marché à Tübingen, photo UH
Les Sinti et les Roma ont été assassinés à l’époque du nationial-socialisme [Robert Ritter, responsable du Service de recherches d’hygiène raciale a étudié et exercé à Tübingen]
Beaucoup ont été stérilisés et persécutés.
Des habitants de Tübingen étaient parmi les persécutés et les assassinés.
Des membres de l’Université étaient dans la logique de la folie raciste.
Des habitants de notre ville appartiennent aux bourreaux.
1933-1945-1995
Pour la première fois, un Tsigane, Zoni Weisz, membre du Comité international d’Auschwitz, s’est exprimé le 27 janvier au Bundestag, (l’assemblée nationale allemande), à Berlin pour parler de "l’holocauste oublié", celui des Sinti et Roma.
Zoni Weisz est né aux Pays-Bas à Zutphen. Ses parents et ses trois soeurs ont été raflés le 16 mai 1944 par des policiers néerlandais pour les regrouper à Westerbork et ont été assassinés à Auschwitz. Zoni Weisz, 7 ans, a pu s’échapper d’un train avec l’aide d’un policier et a vécu caché :
http://www.bundestag.de/dokumente/textarchiv/2011/33128906_kw04_zoni_weisz/index.html
Les Tsiganes sont parqués dans des camps comme Marzahn, à Berlin, établi en 1936 à l’occasion des Jeux olympiques, internés dans des camps de travail car considérés comme arbeitscheu (paresseux), déportés dans des camps de concentration, à Buchenwald, Sachsenhausen, Bergen-Belsen, Ravensbrück, Dachau, Chelmno, Dora, Auschwitz ...
Témoignage d’Anna, stérilisée à Ravensbrück :
http://www.library.yale.edu/testimonies/excerpts/annaw.html
Le décret appelé "Auschwitz Erlass" signé par Heinrich Himmler du 16 décembre 1942, ordonne la déportation à Auschwitz de tous les Tsiganes du Reich, complété par l’ordre du 26 janvier 1943.
Le 16 décembre est une journée de commémoration pour les Tsiganes aujourd’hui.
Tsigane
« Fallait-il ou non recourir au terme Zigeuner (tsigane) pour désigner les victimes du peuple dont on voulait ici rappeler le martyr ? Parce que ce terme fut celui-là même qu’employa l’administration nazie pour élaborer sa Zigeunerpolitik et son système d’indexation raciale, Romani Rose, le président du Conseil central des Sinti et Roms allemands, n’en voulait pas. L’estimant « péjoratif » et « injurieux », il lui préférait ceux de « Sinti » et « Roma ».
Conseil central des Sinti et Roma en Allemagne :
http://zentralrat.sintiundroma.de/
- Autriche :
http://marikaschmiedt.wordpress.com/was-bleibt-what-remains-2011/
exposition saccagée à Linz
Documentation et culture :
http://www.sintiundroma.de/
En Europe, dans toutes les zones occupées par les Nazis, des Roms furent exécutés. Entre 250 000 et 500 000 Roms ont été assassinés et peut être plus. La persécution des Tsiganes, la tentative de génocide, relèvent du crime contre l’humanité
Marie Claude Vaillant Couturier au procès de Nuremberg, témoigne du génocide des Tsiganes :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article230
Commémoration le 2 août 2012 à11 h au BII e, camp tsigane à Auschwitz-Birkenau. Discours de Romani Rose :
http://zentralrat.sintiundroma.de/content/downloads/aktuelles/20120802_Auschwitz.pdf
Du matériel pour la classe, à partir de l’histoire d’Else, enfant tsigane :
http://www.elses-geschichte.de/buch/index.html
Un monument pour les Sinti et Roma à Berlin, prévu depuis des années, (1992) devrait voir le jour en 2012 !

- Panneau indiquant 2008 pour le monument des Sinti et Roma
Photo NM fin avril 2012...on en est loin !
"Le puits d’eau noire" de Dani Karavan a été inauguré le 24 octobre 2012, avec le président de la République Joachim Gauck, la chancelière Angela Merkel, Romani Rose, président du conseil central des Sinti et Roma et Dani Karavan.
Roms, cent ans de servitude :
http://journal.liberation.fr/publication/liberation/1071/#!/1_0
Interview mit Dani Karavan über das Denkmal
Une centaine de lieux de mémoire en Allemagne pour les Sinti et Roma :
http://gedenkorte.sintiundroma.de/
- Pologne
Après l’invasion de l’URSS en juin 1941, des Tsiganes sont internés dans des ghettos (Cracovie, Lodz, Lublin et Varsovie) et dans des camps de travail. Des massacres de Tsiganes sont commis par des fascistes polonais et ukrainiens dans de nombreuses régions. ex. Komorow. D’autres sont envoyés à Auschwitz.
- Croatie
Les Tsiganes de Croatie sont internés dans des camps de concentration notamment dans le camp de concentration de Jasenovac. Affamés, épuisés, roués de coups, environ 30 000 Tsiganes furent assassinés dans ce camp.
- Serbie
Les Tsiganes portent un brassard jaune sur lequel était inscrit le mot "Zigeuner". Les hommes étaient contraints au travail forcé, servent d’otages, ou sont internés dans des camps de concentration. Dans le camp de Sajmiste, des Tsiganes sont gazés en 1942 dans des camions.
- Union-Soviétique et Etats baltes
En Union-Soviétique et dans les États baltes, les Tsiganes sont victimes des Einsatzgruppen avec l’aide de l’armée et des populations locales, en tant que "pilleurs, saboteurs et asociaux". Donald Kenrick estime que 30 000 Tsiganes ont été tués en Biélorussie, Russie et Ukraine.
- Roumanie
Le régime d’Antonescu pratique la déportation des Tsiganes vers la Transnistrie et en Ukraine.
- Hongrie
Avec l’occupation allemande 19 mars 1944, les roms sont enfermés dans des ghettos comme les juifs, soumis au travail forcé. Internés à la fin 1944 à Csillagerod forteresse de Komaron dans des conditions inhumaines, les Tsiganes sont gardés par des soldats hongrois. Ils sont déportés vers Mauthausen, Auschwitz, Dachau, Buchenwald, Bergen-Belsen, Ravensbrück, Natzweiler, Sachsenhausen et d’autres camps. Le bilan s’élève de 5000 à 30 000 victimes
http://www.mfa.gov.hu/NR/rdonlyres/4B99AAD3-E9CC-4AAF-81C3-C3DE23278D91/0/Roma_fr.pdf
- Tchécoslovaquie
A “transit camp” : 6000 à 8000 Roma vivaient en Tchécoslovaquie, ils sont internés en 1942, à Lety pour ceux de Bohême, à Hodonín pour ceux de Moravie :
http://www.holocaust.cz/en/history/camps/lety
Une porcherie est installée sur l’emplacement du camp de Lety :
http://www.ceskapozice.cz/en/news/politics-policy/pm-honors-romani-holocaust-victims-no-action-lety-site
Camp d’Hodonin : cérémonie 19 août 2012
http://www.rommuz.cz/index.php?option=com_content&view=article&id=336
- Italie
Des centaines de lieux de détention furent ouverts. Mussolini avait son propre régime des Zingari.
Médiagraphie
Bibliographie :
ASSÉO Henriette, Les Tsiganes. Une destinée européenne, "Découvertes", Gallimard, rééd. 1994, 160 p.
BOGDAL Klaus-Michael, Europa erfindet die Zigeuner. Eine Geschichte von Faszination und Verachtung,(L’Europe invente les Tsiganes. Entre fascination et mépris), Berlin, Suhrkamp Verlag, 2011, 592 p.
http://www.eurozine.com/articles/2012-02-24-bogdal-en.html
CHODZKO Mieczyslaw, Évadé de Treblinka, Paris, Éditions Le Manuscrit-FMS, Coll. « Témoignages de la Shoah », 2010, 246 p.
Evadé de Treblinka, de Mieczyslaw Chodzko
DELÉPINE Samuel, Atlas des Tsiganes. Les dessous de la question rom, Paris, Editions Autrement, 2012
FILHOL Emmanuel, HUBERT Marie-Christine , Les Tsiganes en France : un sort à part, 1939-1946, préf. Henriette Asséo, Librairie Académique Perrin, 2009, 420 p.
FINGS Karola, Eine "Wannsee-Konferenz" über die Vernichtung der Zigeuner ? : Neue Forschungsergebnisse zum 15. Januar 1943 und dem Auschwitz-Erlass , Jahrbuch für Antisemitismusforschung, 2006, (une "conférence de Wannsee" sur la destruction des Tsiganes ? De nouveaux résultats de la recherche scientifique sur le 15 janvier 1943 et le "décret d’Auschwitz", livre sur la recherche sur l’antisémitisme.)
GURÊME Raymond, LIGNER Isabelle, Interdit aux nomades, éd. Calmann-Lévy, 2011, 240 p.
HEDDEBAUT Monique, Persécutions raciales dans le Douaisis pendant la Seconde Guerre mondiale, Juifs et Tsiganes, Revue d’études juives du Nord (Tsafon) n° 4 hors-série octobre 2008, 142 p.
HUBERT Marie-Christine, « Les réglementations anti-tsiganes en France et en Allemagne, avant et pendant l’occupation », N° 167 (sept.-déc. 1999), « Les Tsiganes dans l’Europe allemande », Revue d’histoire de la Shoah
KENRICK Donald et PUXON Grattan, Les Tsiganes sous l’oppression nazie, Collection interface - Centre de Recherches Tsiganes- CRDP Midi-Pyrénées, 1996
De la " Science raciale aux camps " : les Tsiganes dans la seconde guerre mondiale, Collection interface - Centre de Recherches Tsiganes- CRDP Midi-Pyrénées,1996
KRAUSNICK Michail, RUEGENBERG Lukas (Illustrator), Elses Geschichte : Ein Mädchen überlebt Auschwitz, Bibliographisches Institut, Mannheim, 2007, 72 p.
MAXIMOFF Matéo, Dites-le avec des pleurs, Concordia, 1990
ROMANES Alexandre, Un peuple de promeneurs, Gallimard, réd. Le Temps qu’il fait, 2011
ROSENBERG Otto, Das Brennglas. Autobiographie, aufgezeichnet von Ulrich Enzensberger, Vorwort von Klaus Schütz, Eichborn, Berlin 1998, rééd. Wagenbach, Berlin, 2012, (Un gitan à Auschwitz)
http://www.annefrankguide.com/de-DE/bronnenbank.asp?aid=15591
SPARING Frank avec Karola FINGS, z. Zt. Zigeunerlage - Die Verfolgung der Düsseldorfer Sinti und Roma im Nationalsozialismus Volksblatt Verlag, Cologne, 1992 :(„z. Zt. = zur Zeit, à l’heure actuelle)
http://www.sintiundroma-nrw.de/_NAVIGATION/Glossar+Suche=searchzwei.htm/frank_sparing.htm
THURNER Erika, Nationalsozialismus und Zigeuner in Österreich,Wien, Salzburg, 1983.
TUCKERMANN Anja, « Denk nicht, wir bleiben hier » – Die Lebensgeschichte des Sinto Hugo Höllenreiner,"(Ne pense pas nous restons ici. La biographie du Sinto Hugo Höllenreiner) München, 2. Auflage Mai 2009.
YOORS Jan, La Croisée des chemins, la guerre secrète des Tsiganes 1940-1944, éditions Phébus, Paris, 1992, rééd. Libretto, 2005, 251 p.
Des films
. Nuit et Brouillard, la séquence sur Westerbork, avec le visage de la petite Tsigane, Anna Maria Settela Steinbach, assassinée à Auschwitz avec des membres de sa famille :
http://www.youtube.com/user/Herinneringscentrum
. Das falsche Wort (Le mensonge), documentaire de Katrin Seybold et Mélanie Spitta (Allemagne, 1987, 1h25, sur le génocide tsigane
. Des Français sans Histoire, de Raphaël PILLOSIO, une coproduction 24 Images - Atelier Documentaire, 2008, 84 min.
. Mémoires tsiganes, l’autre génocide, de Juliette Jourdan et Idit Bloch, avec Henriette Asséo, Kuiv Productions, 2011, 1 h 10, film excellent

- film Mémoires tsiganes, Fata Dedic, Antoine Lagrené, Milka Goman, Willi Horwath, Ceija Stojka, André Pierdon
. Der Zerbrochene Klang , film documentaire d’Yvonne et Wolfgang Andrä, 2012, 122 min, sur le "son" brisé juif et tsigane dans les années vingt, quand juifs et roms jouaient ensemble pour les mariages et les fêtes à Edinet en Bessarabie, (Moldavie aujourd’hui) :
http://www.other-europeans-film.de/
Alan Bern recherche ces sons d’autrefois avec des musiciens klezmers et lautari (roms), "The other europeans" :
http://www.theothereuropeans.eu/
. Montreuil Bellay, un camp tsigane oublié, Alexandre Fronty, 2012.
http://memoire.du.camp.free.fr/
Des liens
Les divers liens de DL sur les Tsiganes :
http://clioweb.canalblog.com/tag/tsiganes
- Qui sont les Rroms ?
http://rinchibarno.free.fr/spip/IMG/pdf/qui_sont_les_rroms_download.pdf
Rroms, Gitans, Gens du voyage, Revue Le Tigre novembre-décembre 2008 :
http://www.le-tigre.net/-Rroms-Gitans-Gens-du-voyage-.html
le dossier :
http://www.le-tigre.net/IMG/pdf/dos...http://www.le-tigre.net/IMG/pdf/dos... - le génocide des Tsiganes avec des documents : http://www.histoquiz-contemporain.com/Histoquiz/Lesdossiers/seconde/tziganes/Dossiers.htm
- L’internement des Tsiganes en France pendant la Seconde Guerre mondiale :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3787
Une mémoire française, Les Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1946 :
http://www.memoires-tsiganes1939-1946.fr/
- Porrajmos, holocausto gitano : entre el silencio y el olvido :
http://bibliotecadeladeportacion.blogspot.com.es/2012/09/porrajmos-holocausto-gitano.html
Enseigner le génocide rom :
http://www.opusidea.eu/trr/index.php?
L’université de Graz est partenaire du projet :
http://romaniprojekt.uni-graz.at/
"Von Auschwitz in den Harz. Sinti und Roma im KZ Mittelbau-Dora" im Harz :
http://www.dora.de/index.php?id=724
carte des camps en Europe aujourd’hui :
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/externalisation
Les Tsiganes aujourd’hui, cf. :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article26
"Pour recevoir de l’amour, il faut d’abord savoir en donner..." Ainsi parle Kesaj, une fée tzigane.
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/kesaj-tchave-les-enfants-de-la-fee
De nombreux liens :
http://www.radoc.net/radoc.php?doc=news&lang=fr
Les Tsiganes au XXe siècle :
Citoyens de plein droit :
http://www.voyageurs-citoyens.fr/
Un malentendu européen :
http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/index.php?option=com_content&view=article&id=47%3Abiblio-historiographie&catid=2%3Aressources&Itemid=10
Bibliographie :
http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/index.php?option=com_content&view=article&id=13&Itemid=4
La famille Debarre, récit de René Debarre :
http://remue.net/spip.php?rubrique480
Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage :
http://www.fnasat.asso.fr/
Les fiches d’information sur l’histoire des Roms font partie du projet du Conseil de l’Europe « L’histoire honteuse de l’antitsiganisme en Europe est oubliée - et se répète » :
http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/080818_fr.asp
Voir : La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France 1940-1946
dont le texte de Marie Jo Chombart de Lauwe :
http://www.cercleshoah.org/IMG/pdf/RomsMJCL.pdf
Nuit et brouillard, Alain RESNAIS, 1956, 32 min, Argos Films/Arte France, 2003
http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm
« Wir haben doch nichts getan », de Gabriele Trost, Der Völkermord an den Sinti und Roma. D, SWR, 2007, 29 Min. (Dokumentation mit Zeugnissen von Hugo Höllenreiner, Lily van Angeren, Josef Müller - Halle)
Das falsche Wort. Der Völkermord an den Sinti und Roma, Katrin Seybold und Melanie Spitta, D, Karin Seybold Film GmbH, 1987, 85 Min
Manifestations culturelles
http://www.fnasat.asso.fr/agenda/agenda.html
- Roma Pride 7 octobre 2012 :
http://jule.linxxnet.de/index.php/2012/10/roma-pride-2012-7th-of-october-in-15-european-capitals/ - Le Mouvement Antiraciste Européen EGAM et la Règle Du Jeu vous invitent jeudi 13 septembre 2012 à la soirée "Mémoire des Roms en Europe : une histoire oubliée, un combat d’actualité" à 20h, au cinéma Le Saint Germain, 22, Rue Guillaume Apollinaire, Paris 6e, sur la Place Saint-Germain-des-Prés.
- Exposition à La Rochelle "Tsiganes, une identité marquée par les persécutions" dans le cadre de la semaine pour la paix.
http://larochellelapaix.over-blog.com/ - Débat au Goethe-Institut à partir du livre : L’Europe invente les Tsiganes, Entre fascination et mépris,(Europa erfindet die Zigeuner / Eine Geschichte von Faszination und Verachtung), présentation du livre de Klaus-Michael BOGDAL.
Discussion avec l’auteur, Cécile Kovacshazy et Joachim Umlauf :
Jeudi 24 mai 2012, 19h, Goethe-Institut - 17 avenue d’Iéna, 75116 Paris
http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article4512
La langue romani est indo-européenne, avec des caractéristiques néo-persanes du IXe siècle et du vocabulaire grec, qui prouve une longue présence dans l’Empire byzantin.
"Voleurs de poules et menteurs nés, suppôts de Satan, hommes des bois et sauvages indomptables, une bande d’asociaux – autant d’appellations qui font que les Roms d’Europe ont été exclus au cours des six derniers siècles."
http://www.goethe.de/ins/fr/par/ver/fr9207932v.htm - Colloque sur les Tsiganes :
. A Paris, du 6 au 9 octobre 2011, « Tsiganes », « Nomades » : un malentendu européen
Au niveau européen, ils sont aujourd’hui sédentaires à 96%.
. A Pau, les 24 et 25 novembre 2011, « Tsiganes », « Nomades » : le cas français.
. Programmation filmique du 5 au 11 octobre 2011 au Cinéma Trois Luxembourg, 67 rue Monsieur le Prince 75005 Paris
http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/
Ecouter les conférences :
http://www.tsiganes-nomades-un-malentendu-europeen.com/index.php?option=com_content&view=article&id=13&Itemid=4 - Journée d’étude - Mercredi 12 octobre 2011 « Spoliations des biens juifs et tsiganes dans la zone rattachée et Belgique pendant la Seconde guerre mondiale »De 9h à 18h au Musée de la Résistance de Bondues
Intervenants : Tal Bruttmann, Danielle Delmaire, Jean-Baptiste Gardon, Monique Heddebaut, Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, Nicolas Mariot, Laurence Schram, Jean-Philippe Schreiber, Claire Zalc et des membres de familles spoliées.
Musée de la résistance de Bondues,16, place de l’Abbé Bonpain,59910 BONDUES
Tel. : 03 20 28 88 32, Fax : 03 20 25 94 95
Courriel : hpriego@mairie-bondues.fr
http://www.ville-bondues.fr/musee/SPOLIATION_JOURNEE_ETUDE.pdf
- La prochaine Roma Pride se déroulera dans une vingtaine pays européens dont en France à Paris, à 14 h Place du Panthéon à Rennes et à Bordeaux - le dimanche 7 octobre 2012.
- Exposition "Mister Django et Madame Swing" jusqu’au 29 juin 2012.
Médiathèque FNASAT - Gens du Voyage, 59, rue de l’Ourq - Paris 19
- Tsiganes, Roms migrants et Gens du voyage, les risques de la confusion, Maison des métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e, jeudi 14 juin
Avec les interventions de Marie Lazaridis, coordinatrice d’un dossier de la revue sur les minorités en Bulgarie, de Saimir Mile, enseignant de langue rromani à l’Inalco, président de l’association "La voix des Rroms" [4] et de Christine Pellicane, directrice artistique de Tamèrantong !
http://www.hommes-et-migrations.fr/index.php?/numeros/5091-minorites-et-migrations-en-bulgarie
les Tsiganes aujourd’hui, cf :
La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France 1940-1946
Ressources du Cercle
La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France 1940-1946 CR de la conférence d’Emmanuel Filhol et de Jacques Sigot, bibliographie et sitographie
La mémoire et l’oubli : L’internement des Tsiganes en France 1940-1946
La Shoah en CM2 : "L’extermination des juifs et des tsiganes", fiche pédagogique :
La Shoah en CM2 : "L’extermination des juifs et des tsiganes"
La Shoah en CM2 : "L’extermination des juifs et des tsiganes", les notions, le vocabulaire, le questionnement :
Shoah en CM2 : "L’extermination des juifs et des tsiganes", les notions et conseils
Le Cercle d’étude a publié un double Petit Cahier n° 20 et 20 bis :
La persécution des Tsiganes – Mémoire et Histoire, conférence-débat du 2 juin 2004 d’E. Filhol, J. Sigot ».
Un Petit cahier sur Les Tsiganes en France et dans l’Europe occupée : entre persécutions et génocide est à paraître en 2013.
N.M. septembre 2011, 2013
Photos N.M.

