Warning: file_get_contents(/proc/loadavg) [function.file-get-contents]: failed to open stream: Permission denied in /home/www/cercleshoah/www/config/ecran_securite.php on line 358
Les pirates de l'Edelweiss - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Les pirates de l’Edelweiss

Edelweißpiraten
samedi 26 mars 2011

Les Pirates de l’Edelweis qui manifestent des signes de non-conformité comme des codes et insignes vestimentaires, ont été considérés comme des Hooligans pendant longtemps.
Cf. aussi l’article sur La Rose blanche et divers mouvements de résistance.

Il y a soixante-cinq ans, le 10 novembre 1944, un groupe de 13 personnes était pendu à Cologne, dont six jeunes, l’un avait 16 ans.
Ces jeunes gens et jeunes filles de 14 à 20 ans, ne voulaient pas défiler au pas, refusaient l’uniforme marron, chantaient leurs propres chansons en s’accompagnant à la guitare dans la nature.
"So braun wie Scheiße, so braun ist Köln. Wacht endlich auf !"
écrivent-ils dans un tract : autant la m...est brune, autant brune est Cologne, réveille-toi enfin.

Sur l’histoire du mouvement, une exposition à Cologne : chronologie, mouvements, chants, leaders
http://www.museenkoeln.de/ausstellungen/nsd_0404_edelweiss
Edelweißpiraten, histoire de Fritz Theilen avec une documentation de Matthias von Hellfeld
Ferdinand Steingass, un des derniers Edelweisspiraten (pirate de l’Edelweiss) mort en 2009, avait été arrêté en même temps que Jean Jülich [1].

Le film Les Pirates de l’Edelweiss (Edelweißpiraten) est un film allemand réalisé en 2004 par Niko et Kiki von Glasow. Il a été projeté le 10 novembre 2004, en souvenir de l’exécution sans jugement de 13 jeunes, pendus le 10.11.1944 à Köln-Ehrenfeld. Le plus jeune avait 16 ans.
Une critique du film :
http://www.taz.de/pt/2005/11/10/a0177.nf/text

Gang de jeunes ou résistants ? Depuis peu, ils ont eu droit à Cologne au titre de "victimes d’un régime injuste".
Ils ont enfin été reconnus comme résistants au régime nazi en 2005.

Martin BROSZAT a créé le terme Resistenz dans les années 1970, pour désigner le comportement non-conformiste dans la population allemande sous le 3e Reich. Widerstand est utilisé pour désigner la résistance armée.
http://www.uni-bielefeld.de/Universitaet/Einrichtungen/Zentrale%20Institute/IWT/FWG/Frauenwiderstand/Widerstandsbegriff.html

Autres mouvements :
Tous les jeunes n’étaient pas à la HJ, Hitlerjugend, la jeunesse hitlérienne. Ils formaient des "bandes" selon la Gestapo, des groupes de jeunes sauvages. Ils s’habillaient autrement, se coiffaient autrement, et chantaient autre chose que les chants nazis :
"Die Gedanken sind frei " les pensées sont libres.
"Wir sind die schwarzen Rebellen,
die Hitlerfahne kriegt uns nicht tot. "

Parmi d’autres mouvements de jeunes contre le nazisme, mis à part la Rose Blanche, on peut citer les Swingjugend de Hamburg, le Herbert-Baum-Gruppe de Berlin, (les jeunes travailleurs), les Navajos de Cologne für die Freiheit der Jugend, kämpfen Navajos (Pour la liberté de la jeunesse, les Navajos combattent), les Fahrtenjungsde Düsseldorf ( les garçons randonneurs), les Ruhrpiraten, les Meuten (meutes) de Leipzig.
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article215

Les jeunes veulent échapper à la Jeunesse Hitlérienne et au Wehrertüchtigungslager (camp d’entrainement militaire).
http://www.jugend1918-1945.de/thema.aspx?s=1629

D’après les fichiers de la Gestapo, rien que dans le Rhin et la Ruhr, ils auraient été environ 3000 à préférer la liberté.
"wir wollen frei von Hitler sein"

http://www.bpb.de/themen/5MJJTG,3,0,Jugend_und_Studentenopposition.html

http://www.dhm.de/lemo/html/nazi/widerstand/swing/

Des projets pour les jeunes autour de ces mouvements : (les PAE allemands)
http://www.shoahproject.org/widerstand/kids/shkids4.htm

Des photos sur la jeunesse nazie et quelques opposants dans le Spiegel  :
http://einestages.spiegel.de/static/topicalbumbackground/5105/_wenn_die_hitlerjungen_flitzen.html

Avec l’appareil sécuritaire, les patrouilles de la Gestapo et des Jeunesses Hitlériennes, il leur est devenu de plus en plus difficile d’exister. Certains jeunes se sont retrouvés dans le camp de redressement pour jeunes à Moringen en Basse Saxe :
http://www.gedenkstaette-moringen.de
ou en prison comme Ferdinand Steingass. D’autres ont été exécutés sans jugement.

colloque "Jeunesses en dissidence dans l’Allemagne nazie et en Union soviétique", jeudi 28 novembre et vendredi 29 novembre 2013

A la différence de la « résistance » qui revêt un caractère organisé, fondé sur un ensemble de convictions clairement articulées, politiques ou religieuses (exemple de la Rose Blanche en Allemagne), la « dissidence  » désigne un ensemble éclaté et hétérogène de pratiques ou comportements considérés comme « décalés », « déviants » par des régimes qui imposent de manière coercitive des normes idéologiques et comportementales à la jeunesse comme à l’ensemble de la société.

http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/jeunesse-en-dissidence/

Marguerite Kjellberg, (chercheur associé CRPM, Centre de Recherche Pluridisciplinaire Multilingue de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Une mémoire occultée : la résistance des jeunes allemands de 1938 a 1945.

LECHAT-KJELLBERG Marguerite, Jeunesse en dissidence sous le Troisième Reich : Des ligues aux pirates de L’Edelweiss, Atelier National de Reproduction des Thèses, 2015
SCHILDE Kurt, Jugendopposition 1933-1945 : ausgewählte Beiträge, Lukas Verlag, Berlin, 2007

N.M.

[1Jean Jülich : Kohldampf, Knast und Kamelle. Ein Edelweißpirat erzählt sein Leben. Kiepenheuer & Witsch, Köln, 2003


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 866 / 845383

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Ressources pédagogiques  Suivre la vie du site Rubriques et articles  Suivre la vie du site Résistance au nazisme   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.4 + AHUNTSIC

Creative Commons License