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Juifs cachés dans le Gers - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Juifs cachés dans le Gers

Réfugiés dans le Gers
mercredi 2 janvier 2013

Le Gers, terre de refuge

Le Gers, terre agricole, ayant payé un lourd tribu à la guerre 1914-1918, attire des immigrés italiens, espagnols, belges, polonais, après la Première guerre mondiale.

Vaincus en 1939, les Républicains espagnols se replient vers les Pyrénées. C’est la Retirada (la retraite), de 470 000 personnes qui cherchent refuge en France. Des Républicains espagnols et leur famille, sont accueillis par certains maires ou organismes d’entraides à Mirande, Barran (le docteur Demandes), Mielan, Lombez...

Avec l’attaque allemande en mai 1940, de nombreux réfugiés belges, des gens du Nord de la France, de l’Est, de Paris, arrivent en gares d’Auch, Lectoure, Fleurance, Condom, Mirande, Vic. Des familles sont déplacées pour laisser la place aux nationaux réfugiés.
Les Gersois se sentent envahis par les "métèques".

Lorsque les israélites fuient l’avance allemande, ils trouvent refuge dans le sud ouest, attirés par la Zone dite "libre".
Des secrétaires de mairie font des faux papiers à ceux qui sont pourchassés.
ex à Auch.
L’aide aux personnes persécutées et pourchassées dans le Gers pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance
Un exemple d’aide aux Juifs à Mirande dans le Gers :
http://ubiwiki.free.fr/rubrique.php...

Les étrangers sont invités à se présenter devant des centres de rassemblement en mai 1940.
22 juin 1940 : Armistice
"Livrer sur demande" : dans la commission d’armistice du 22 juin 1940.
10 juillet 1940 pleins pouvoirs à Pétain.
La commission de criblage.
Après le 28 juillet 1940, des réfugiés repartent chez eux, sauf ceux de la "Zone Nord et Est" ainsi que les juifs auxquels il est interdit de franchir la ligne de démarcation.

"Pendant l’exode, mes grands-parents, ma tante, ainsi que la sœur et la nièce de mon grand-père se réfugient à Lourdes puis arrivent à Montesquiou. Ils ont d’abord logé au couvent, mais on y n’acceptait pas les hommes. Ils se sont donc retrouvés dans "une maison ouverte pour les réfugiés" : une grande bâtisse d’un étage, vétuste, impossible à chauffer. Au premier étage habitent des réfugiés alsaciens qui vont par la suite dénoncer mon grand-père.
Ils sympathisent avec un réfugié espagnol nommé Manuel et sa sœur, et avec un instituteur, Monsieur Quatalème. "
Mon grand-père a ensuite été arrêté et incarcéré au camp de Noé, près de Toulouse, dont il s’évade.
Quand il revient, la famille s’installe à Mirande, dans "un minuscule appartement". On installe un lit dans un monte-charge pour la sœur et la nièce de mon grand-père.
Les enfants ne vont plus à l’école. Ma mère nait à Mirande.
Tout le monde retourne à Paris en janvier 44.
Mon grand père est déporté à Auschwitz par le convoi 67 [1] du 03 février1944. [2]

Le 26 août 1942, rafle en zone dite "libre"
Après novembre 1942, la fin de la zone dite "libre", des gens fuient les villes en fonction des rumeurs. Des familles sont assignées à résidence.
En 1942, 328 juifs allemands du Bade-Palatinat arrivent en trains de marchandises à Masseube.
En 1943, une partie des juifs allemands sont transférés à l’hôpital d’Auch, au camp de Nexon, à Marseille, ou déportés à Auschwitz.

  • Internement dans le Gers
    Les camps et les lieux d’internement du Gers
    504e GTE Berdoues
    541e GTE Valence-sur-Baïse
    541e-555e GTE Fleurance
    862e GTE Montestruc-sur-Gers
    Camp annexe de Monferran-Savès
    Hôpital Cazaubon
    Hôpital L’Isle-Jourdain

Centres d’hébergement oubliés :
Le Centre "d’hébergement " de Masseube est construit au printemps 1940
Le Camp de Masseube est un « camp de vieillards » malades.
Dans ce camp à Masseube, 328 juifs allemands.
http://e.de-luget.pagesperso-orange.fr/index.htm (Emmanuel de Luget, historien, spécialiste du camp de Masseube.)
Il y avait aussi des Espagnols :
http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/des-camps/des-juifs-allemands-et-des-espagnols-internes-au-camp-de-masseube-5304
Inauguration d’un Mémorial à Masseube, le 22 octobre 2010
http://www.sudouest.fr/2011/07/17/l-histoire-des-deportes-de-masseube-453810-2490.php

Les organismes d’aides aux internés
l’AFSC, les Quaker, le Secours suisse, aident les réfugiés.
le CAR
Mariane Cohn, Marcelle, accompagnatrice
Moissac
OSE enfants raflés dans leurs centres d’accueil
La Sixième
diverses filières d’évasions des enfants dont le réseau Garel
Pierre Feigl :
En juin 1940, Pierre, alors âgé de 11 ans, ses parents et sa grand-mère arrivent à Auch par hasard. « Nous voulions rejoindre ma tante à Toulouse, mais des gens nous ont dit de ne pas continuer car il y avait des Allemands », raconte le jeune garçon. La solidarité s’organise : des religieuses puis les Quakers
https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/28/2730789-pierre-feigl-cache-dans-le-gers-pendant-la-guerre-temoigne.html
http://www.ajpn.org/personne-1818.html

  • Les lieux de sauvetage du Gers
    Centre du Bégué 32150 Cazaubon
    Le frère de l’abbé Glasberg, Vila Glasberg dit Victor Vermont, directeur du centre d’accueil agricole de Bégué, à Cazaubon, résistant au réseau Allliance cf.***, Juste.
    déporté à Auschwitz.

Les Caillols
http://www.ajpn.org/sauvetage-Les-Caillols-386.html
Château de Montéléone 32100 Condom colonie quaker pour enfants espagnols réfugiés ; une pour enfants français réfugiés,
http://www.ajpn.org/sauvetage-Chateau-Monteleone-35.html

Château de Seignebon 32190 Dému
Immaculée Conception 32700 Lectoure
Des paysans accueillirent dans leurs fermes des familles et des enfants juifs.
Le Gers compte 31 Justes.

" Les Éclaireurs à Auch (1941-1942)

Pour les réfugiés, un autre moyen de s’intégrer fut de s’inscrire aux Éclaireurs. A Auch, les Scouts de France, catholiques et "maréchalistes" étaient nombreux, quatre troupes et trois meutes alors que les Éclaireurs, laïques avaient un seul groupe, le groupe Pelletier d’Oisy. Aux Éclaireurs, on apprenait le respect de l’autre, quel que soit son origine, son milieu, ses croyances. C’était aussi l’amour de la Patrie. On portait aussi une tenue.
http://www.histoire-du-scoutisme-laique.fr/la-periode-la-guerre-39-45/132-un-temoignage-sur-notre-scoutisme-a-auch.html

  • L’engagement CTE et GTE les travailleurs étrangers

les lois des 13 janvier CTE et 27 septembre 1940 GTE
http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/varia/creation-des-compagnies-et-des-groupements-de-travailleurs-etrangers%C2%A0en-surnombre-dans-leconomie-nationale-7680

Le Chant des partisans imprimé pour la première fois à Auch (Gers)

Médiagraphie

CAMES Pierre, Cazaubon : chroniques des années de guerre, 1939-1945 , Éditeur P. Cames, 2002, 172 p.
COURTÈS-BORDES Geneviève, Enfants juifs à Lectoure, 1939-1945, Éd. Gascogne, 2010, 268 p.
Colloque Familles juives dans le Gers durant la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de Geneviève et Georges Courtès, Familles juives dans le Gers. 1939-1945, Auch (Société archéologique, historique, littéraire et scientifique du Gers), 2008, 137 p.
POLYA-SOMOGYI Gisèle, Enfants déportés, enfants sauvés. Les petits réfugiés juifs du Gers 1940-1944, Saint-Cyr-sur-Loire,Éd. Alan Sutton, 2011, 224 p.
YAGIL Limore, La France terre de refuge et de désobéissance civile 1936-1944 : sauvetage des Juifs, Cerf.

  • Gurs
    SCHRAM Barbara, Vivre à Gurs, Maspéro, 1970
    "Nous regardions impuissants, la France tomber aux mains de Hitler."
    LAHARIE Claude, Le camp de Gurs,
  • Saint Cyprien
    Des enfants dans les arbres, Pierre Boutron, 1995. D’après le roman éponyme de Roger Boussinot. Il raconte le sauvetage d’enfants juifs cachés dans une ferme dans le Gers pendant la deuxième guerre mondiale.
    Les camps de la honte
    Les camps du sud ouest de la France
    Les déportations des réfugiés de la zone "libre", 1942
    Mariane
    PESCHANSKI ,Les Camps en France

il y a eu 376 miliciens dans le Gers, dont 21 femmes.
http://sdonac32.pagesperso-orange.fr/1943.htm

Nous étions 362 déportés du Gers. Seulement 114 sont revenus vivants.

le colonel Guy Delarbre, Délégué général du Souvenir français pour le Gers.
Alain Geay, président de la Délégation du Gers des Amis de la fondation pour la mémoire et la déportation du Gers.
VILA dans son récit "Histoire du maquis dans le Gers" dans Vaincre, organe des F.F.I. du Gers n°3 - 01.10.1944.

Des juifs faisaient partie du Maquis de Meilhan. Cf. La tragédie de Meilhan :
http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/spip.php?article175944

La Shoah, franco-all
http://ubiwiki.free.fr/rubrique.php3?id_rubrique=105

http://www.ladepeche.fr/article/2017/06/06/2588313-lycee-clement-ader-souviens-toi-du-gers-a-auschwitz.htm
travaux d’élèves :
http://clement-ader.entmip.fr/vie-de-l-etablissement/actualites/restitution-du-projet-auschwitz-19725.htm

Le 3 mai au château d’Aylies, à la limite d’Auch et de Barran, chez de Haut de Sigy qui le cache, un étudiant juif Rosner - Mayer "Pierre-Emily", résistant, né le 5 décembre 1925 à Paris, de nationalité française, est arrêté à Barran. Peu de renseignements le concernent, sauf qu’il a été pris lui aussi pour fausses pièces d’identité en liaison avec GoyY et le Docteur Demandes. Envoyé en déportation par le "train fantôme" (comme Mauroux et Dupouy), son voyage se termine à la synagogue de Bordeaux d’où il est extrait avec une dizaine de camarades pour être fusillés le 29 juillet 1944 au camp de Souges, Gironde.
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article645

Parmi les juifs 28 juin 1943 :
Albert KOWAL, Auch, mort en déportation.
7 septembre 1943 :
Epoux SPITZER, Auch, morts en déportation.
Jean SPITZER, Auch, déporté, rentré

Fernand DUCES : L’Isle-de-Noë, détention d’armes parachutées, emprisonné à Toulouse, fusillé.
Guy ROTGE : L’Isle-de-Noë, déporté, rentré.

GAUDY Hélène, Une île, une forteresse, éditions Inculte, 2016, 400 p.

[2Nous, les enfants de 1943 : De la naissance à l’âge adulte, de Andrée Bergstein, Wartberg"