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Gerhart Riegner, auteur du télégramme annonçant l'assassinat des juifs - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Gerhart Riegner, auteur du télégramme annonçant l’assassinat des juifs

"Ne jamais désespérer"
mardi 29 janvier 2008

"Ma fonction était de rapporter aux juifs américains et britanniques - c’est-à-dire au monde libre - ce qui se passait en Europe occupée.
Je me suis battu avec les grandes puissances, je n’ai pas accepté ce silence, j’attendais une action des Alliés."
Gerhart Riegner

Interview du docteur Gerhart Riegner, par Françoise Valleton

Fr. V : Comment avez-vous eu connaissance, pendant la Seconde Guerre mondiale, où vous étiez, à Genève, au Congrès Juif Mondial, de la solution finale et comment avez-vous réussi à transmettre cette connaissance très particulière et difficile à croire ?

Dr. G. R. : Ma fonction était de rapporter aux juifs américains et britanniques - c’est-à-dire au monde libre - ce qui se passait en Europe occupée. J’étais extrêmement bien renseigné. Par exempte, j’ai été rapidement informé des terribles massacres sur le front de l’Est (par des responsables de communauté et des résistants). Puis il y eut les premières tentatives de gazer les gens, dans des camions, début 42 et les expérimentations humaines dans d’autres camps qu’Auschwitz. Un juif danois, qui voyageait beaucoup, nous communiqua la nouvelle que l’administration des chemins de fer avait demandé le remboursement des frais de déportation des juifs berlinois.

Le 29 juillet 42, j’ai reçu le message d’un industriel allemand du secteur minier (Eduard Schulte), travaillant pour l’effort de guerre, et dont le rôle lui donnait accès aux plus hautes sphères militaires. II disait que les discussions portaient sur la manière de l’extermination, et que l’on parlait d’acide prussique et de fours crématoires (ceci je ne parvins pas à me le représenter et ne le mentionnai pas) et qu’il ne devait pas y avoir de survivants.
En mars 42, j’ai écrit au nonce apostolique à Berne, Mgr Berbardimi, qui nous reçut, et nous lui demandâmes qu’il intervienne au moins dans les pays catholiques, comme la Croatie ou la Slovaquie : à la suite de son intervention, pendant 6 ou 8 mois, les déportations ont été arrêtées. Nous l’en avons remercié. Le nonce en Roumanie, a agi de sa propre initiative.
Nous ne connaissons pas l’existence d’un plan d’ensemble (« la solution finale ») ni les déportations de Varsovie dont il nous a fait part. J’ai transmis aux Consuls américain et britannique à Genève en leur disant : à vous de vérifier. Vous devez informer vos gouvernements.

Le télégramme Riegner The National Archives UK, Wikicommuns

J’ai demandé au vice-consul américain de transmettre ce télégramme au rabbin Wise, président du Congrès Juif Mondial aux Etats-Unis. J’avais des doutes sur cette transmission ; or il n’a jamais été délivré par le département d’Etat (à cause de son « caractère non corroboré », m’a-t-on dit), ils n’y ont pas cru.
Par contre, les Anglais qui respectent le Parlement, ont transmis au parlementaire anglais qui présidait la section britannique du C.J.M. L’Anglais a alerté le rabbin Wise.
Ils ont dit qu’ils allaient vérifier auprès du Vatican et de la Croix-Rouge, lesquels ont répondu qu’ils ne savaient pas. La Croix- Rouge a dit qu’elle était simplement au courant des « conditions pénibles » des déportations.

En fait, le vice-président Burckhardt était au courant, mais étrangement n’en a pas parlé à ses collègues. Il n’est pas vrai que le Vatican ne savait pas. Il existe toute une série de télégrammes à ce sujet - et déjà 2 millions de juifs tués. L’évêque de Berlin demanda la condamnation des dépor­tations et des massacres, et Pie XII en a parlé dans un message de Noël, mais sans citer le mot « Juif » ; simplement : « certaines gens à cause de leur origine ou de leur nationalité ont trouvé la mort », ni le mot « nazi »... Le pape affirme : « J’ai dit tout ce que j’ai pu dire ». L’évêque, ne connaissant pas ce message, écrit de nouveau au pape en mars 1942, lui demandant « d’essayer encore une fois d’élever la voix ». Celui-ci lui répond par une longue lettre qui est le document le plus humain du pape, louant ce que le diocèse avait fait pour les juifs.

En Angleterre, il y avait du scepticisme. Au Foreign Office on croyait même qu’il s’agissait de «  folles rumeurs nées de la peur des juifs ». Le changement d’attitudes ne s’est produit que petit à petit.
J’ai eu de nombreux témoignages directs, ainsi sur le massacre à la mitraillette en deux nuits, en juillet 41, de 24 000 juifs à Riga. Un jeune juif qui avait été envoyé près du front de Stalingrad, a été sauvé par un jeune officier allemand, las de la guerre. Il lui a expliqué : « Ceux qui sont aptes pour le travail, on les prend pour toutes sortes de travaux forcés, les autres on les supprime. Ceux qui ne sont plus aptes au travail, on les supprime aussi ». Ceci m’a été communiqué en septembre 42. Il y eu également un rapport, que je n’ai pas utilisé à l’époque, d’une mission sanitaire suisse envoyée sur le front de l’Est pour atténuer un peu la colère des Allemands - l’opinion suisse ne soutenant pas leur cause et émettant beaucoup de critiques à leur égard. Le Dr Bücher, impressionné par les atrocités, ayant fait une conférence restreinte aux médecins de Berne, fut pour cela blâmé par le chef du département militaire suisse : le gouvernement suisse a toujours prétendu ne pas savoir les abominations qui se passaient à l’Est lorsqu’il fermait ses frontières aux juifs en août 42, et voilà une preuve du contraire.

Fr. V. : Les grandes puissances et le Vatican n’ont pas réagi !

Dr G. R. : Je me suis battu avec les grandes puissances, je n’ai pas accepté ce silence, j’attendais une action des Alliés.
Avant la déclaration alliée du 17 décembre 42, il y eut des négociations laborieuses et des oppositions de bureaucrates craignant que les organisations juives demandent plus d’actions contre les nazis. Ces organisations s’activent énormément, toutes les communautés juives du monde libre se mobilisent, approchent les gouvernements, organisent des manifestations monstres aux Etats-Unis, en Angleterre et dans d’autres pays, sollicitent les Eglises, l’opinion publique, enfin cette pression concertée conduit à la Conférence des Bermudes, condamnation des massacres et de ceux qui s’y livraient. Personne dans ces gouvernements ne peut dire qu’il ne savait pas. Ce fut même publié en Suisse. On attendait une action : à cette conférence, ils ont décidé de ne rien faire. Petit à petit on l’a appris (aucune organisation n’y était admise). Ça a été le moment le plus tragique, le plus noir, je suis désespéré. J’ai continué à envoyer des rapports. Ils ont impressionné les Américains.

La conférence, quoique n’ayant rien décidé, un retentissement énorme, l’extermination était maintenant du domaine public, plus personne ne pouvait l’ignorer. Elle a suscité d’énormes espoirs... vite tempérés. Les projets de sauvetage des organisations, poussés par elles, n’ont pas été adoptés. (« Nous devons d’abord gagner la guerre »). Et à la suggestion globale d’une grande négociation avec les Allemands (par l’intermédiaire des pays neutres) il leur était répondu que l’on ne peut traiter avec l’ennemi : toutes les propositions particulières que j’ai faites, ou d’autres, étaient rejetées. Et l’on ne trouvait nulle part d’asile pour les juifs. Ainsi la légis­lation restrictive sur l’immigration des Etats Unis était considérée comme intouchable.
En Amérique du Sud, il n’y avait pas de place et on y avait peur des espions. Toutes les actions en faveur des enfants ont échoué, aucun pays n’avait de place pour eux, même pour des actions temporaires (ainsi la Suisse). D’autre part, le blocus économique empêchait tout envoi de vivres, etc., aux juifs dans les ghettos et les camps ; ce fut cependant une des activités du CJM à Genève, opérant à partir d’un pays neutre.
Il ne faut pas oublier l’antisémitisme du camp allié et la propagande nazie à l’étranger, où la présence d’activités, comme par exemple à la radio américaine, excitant les Américains contre les juifs (que les nazis accusaient d’être responsables de la guerre). La propagande nazie, assez populaire jusqu’en 42, visait notamment à faire croire à l’Amérique que pour se maintenir en état de paix, il fallait combattre les juifs. L’antisémitisme a fait que les quotas de visas pour les juifs, assez limités déjà, n’ont pas été complètement utilisés. On jugeait l’immigration juive « trop forte ».

En avril 43, j’ai soumis au département d’État américain des propositions de sauvetage, en particulier sur ce qui pouvait être fait à ce moment en Roumanie (avec évacuation vers la Palestine, contre finances, sur des comptes bloqués à cause de la réglementation), ainsi que pour des jeunes et des enfants en Belgique, Hollande et France. Ces propositions, acceptées par Roosevelt et Morgenthau (secrétaire au Trésor) ne furent pas suivies d’effet : Wise revint à la charge. Morgenthau, étonné et sachant que chaque jour faisait des victimes, a ordonné une enquête qui découvrit le sabotage effectué par le département d’État (dont le sous-secrétaire d’État Summer Welles lui-même) - d’où le Mémorandum : « Sur le consentement de ce gouvernement à l’assassinat des juifs », ce qui conduisit, ainsi que mes efforts, à la création du War Refugee Board (Comité des Réfugiés de Guerre). 20 millions de dollars sont passés par ce comité, qui servirent à d’importants envois de colis ; à une action politique pour sauver les juifs de Hongrie ; à la corruption de hauts fonctionnaires nazis pour libérer quelques milliers de juifs ; au soutien au gouvernement bulgare dans son refus de livrer 50 000 juifs ; à la préservation des survivants dans les camps pendant la dernière phase de la guerre.

Le Gouvernement britannique avait aussi une attitude négative. Ainsi, les sauvetages par mer, en bateaux surchargés, affrétés pour la Palestine avec quelques centaines de juifs. Plusieurs coulèrent, empêchés de sortir des détroits... Ce qui témoigne de la dureté des responsables britanniques. (« Ces bateaux sont une ruse de la Gestapo pour déstabiliser l’Empire ! ») On pensait aussi au Foreign Office que Roosevelt n’avait créé le Comité des Réfugiés que « pour des raisons électorales »... C’est par indifférence que fut refusé le bombardement des chambres à gaz d’Auschwitz. Le professeur Weizmann fit une démarche auprès de Churchill qui soutint sa requête, ainsi qu’Eden, mais la note sur ce sujet circula entre ministères pour revenir au Foreign Office, sans résultat. Aux États Unis j’avais communiqué des cartes détaillées de la région aux autorités. On répliquait que c’était trop difficile et trop distant, or en 44, l’aviation alliée dominait l’espace aérien - mais les usines d’IG Farben à Monowitz avaient été bombardées. Question restée sans réponse...
Personne n’a été capable de sortir de la routine pour inventer des solutions à la démesure des défis posés par l’extermination. Il y eut manque d’imagination. Sauf une fois, pour un bateau chargé de réfugiés yougoslaves qui, la législation ne leur permettant pas de débarquer, furent admis en un endroit de la côte dont Wise obtint qu’il fût déclaré port franc pour toute la guerre. Pourquoi ne fut-ce pas fait dans d’autres endroits ? Enfin, les juifs étaient impuissants, n’ayant aucune influence, pas d’État, pas de lobbies. Ainsi que le dit un écrivain américain : « Les juifs étaient sacrifiables ». Et les faits dépassaient l’entendement humain. On refusait la réalité, le mal absolu. Ainsi ; l’Union des Juifs Polonais (à Genève) m’envoya 30 000 adresses pour des colis en Pologne, à des gens qui ne pouvaient plus être que dans les camps ou morts... Un officier de l’armée de l’intérieur polonaise dépêché en Occident, pour expliquer le sort des juifs, se heurta, et au plus haut niveau, en Angleterre comme aux U.S.A., à l’incrédulité. Et cinq mois avant la fin du conflit, de hauts responsables alliés ne croyaient toujours pas à l’extermination.

Fr. V. : Vous aviez des contacts avec les Résistants juifs dans les pays occupés, quelle aide leur avez-vous apporté avec le CJM ?

Dr G. R. : Le CJM de Genève fournissait en argent (et dans un cas, pour protéger 10 000 juifs italiens dans les montagnes, en obtenait des Anglais) les Résistants juifs qui le contactaient. Je parvins même, en faisant passer un message par la BBC, à alerter un groupe de juifs tchécoslovaques de Terezin mis en « quarantaine » à Auschwitz, du sort qui les attendait, par les radios clandestines du camp (ce n’est que 20 ans après que j’ai su que de tels postes existaient) et on les fit disparaître de leur baraquement, cependant il n’a pu m’être dit si ce groupe avait pu être sauvé.

Je me suis occupé personnellement de l’évacuation d’enfants et de jeunes de France. 18 millions de FF ont servi à sauver environ 9 300 personnes. Pour les Hongrois, alertés, le roi de Suède et Pie XII se sont adressés à Horthy pour faire cesser les déportations, ainsi que le gouvernement des États-Unis (le 26.6.44). J’ai exercé une forte pression sur le Comité international de la Croix-Rouge, qui avait fait peu d’efforts jusque-là, lequel s’est lui aussi adressé à Horthy. Cela eut un succès considérable, mais hélas les décisions revenaient à Eichmann et quelques mois plus tard, les juifs étaient de nouveau déportés ou enrôlés dans des « bataillons de travail ». Des certi­ficats de protection individuelle étaient établis ainsi que des certificats de nationalité et d’autres départs pour la Palestine. Puis il y eut la fourniture d’aliments et de vêtements aux juifs de Budapest. Les déportations ont enfin cessé. J’ai enfin initié l’action de sauvetage des survivants des camps qui a contribué à éviter le pire (sauf exception d’assassinats jusqu’à la dernière minute), ce qui a concerné plusieurs centaines de milliers de gens. Après négociations, des délégués de la Croix-Rouge (après mars 44) ont pu entrer dans tous les camps, ce qui pouvait empêcher les tueries.

Fr. V. : Et vos rapports avec le Comité International de la Croix-Rouge ?

Dr G. R. : Nous avons formulé trois demandes fondamentales au CICR : l’envoi de délégués dans toutes les régions où avaient lieu déportations et exterminations, ce qui aurait pu limiter les persécutions ; l’assimilation des internés civils des camps à celle des prisonniers de guerre, donc des garanties minimum ; l’organisation d’une très grande action de secours matériels aux ghettos et aux camps. Le CICR a adopté l’attitude de la plus grande temporisation à cet égard. Il y avait quand même, à côté d’une stricte position juridique, un droit d’initiative humanitaire reconnu, mais il n’en a pas été véritablement fait usage. C’est le plus grand reproche que l’on doit leur faire.

Quant, à l’été 42, nous a été communiquée « la solution finale », nous avons essayé de le convaincre d’élever une protestation morale générale, qui aurait pu avoir une résonance dans l’opinion publique. Mais malgré l’avis positif de leurs membres en majorité, rien n’en est sorti et le gouvernement suisse a pris soin de leur expliquer qu’il ne voulait pas d’une telle déclaration, craignant des réper­cussions allemandes... En septembre 42 le CICR a envoyé une note demandant des garanties pour les internés des camps (résultats dus à notre insistance) mais malgré les changements dus au tournant de la guerre, on m’a laissé croire qu’on continuait de soutenir cette note, sans rien en faire... pourtant leur attitude vis-à-vis des nazis a été timide et révérencieuse, alors qu’en fait elle était fondée sur une fausse évaluation des réalités politiques et que leur position était plus forte qu’ils ne le croyaient. Ils étaient prêts à s’adapter largement à la réalité de la domination nazie et acceptaient même la doctrine raciste (enquêtes sur les disparus si c’est un « aryen »...). De plus, lorsqu’on leur demande de s’intéresser au sort des Israélites évacués de Rome vers des camps et que ses délégués approchent le commandement, le CICR leur adresse une note sévère. Réponse : « Nous ne nous intéresserons à l’avenir aux internés civils, pour autant qu’ils soient de "race aryenne" » ! On constate que le Comité a eu honte de s’exposer pour les juifs. Ainsi, lit-on concernant les juifs de Transnistrie : «  Procéder avec prudence et très discrètement. Nous voulons éviter à tout prix que les autorités ou le public soient alertés et supposent que nous envisageons d’entreprendre une grande action en faveur des juifs »... Les responsables ont aussi refusé de soutenir l’appel aux gouvernements neutres afin qu’ils ouvrent plus largement leurs frontières, et l’appel aux trois grands pour la création d’un fonds d’aide aux populations. Et ils étaient au courant par leurs délégations. Il n’y a pas d’explication au fait qu’ils n’aient pas tenté d’approcher les hautes autorités du régime, ni essayé de contacter les témoins oculaires.

Fr. V. : Est-ce que la Suisse* a rempli son rôle envers les réfugiés ?

Dr G. R. : La Suisse a coopéré économiquement avec l’Allemagne, sauvant ainsi sa stricte neutralité. Ils avaient, de leur propre chef, décidé d’apposer un « J » sur les passeports des réfugiés allemands ou autrichiens, de façon à limiter leur accès, ce qui provoquera aussi des refus dans d’autres pays. Plusieurs milliers ont renoncé à s’y réfugier, et la Suisse était au courant du sort qui les attendait.
Non, la Suisse n’a pas rempli son rôle. Elle a renvoyé 30 à 40 000 réfugiés. 28 500 ont été sauvés. Les Suisses ont considéré que c’était assez, alors qu’ils ont accepté 100 000 militaires et prisonniers : par antisémitisme. Mais bien sûr nous avons de la gratitude pour eux. Le chef de la police considérait qu’il fallait protéger la Suisse de la judéisation.

En 42, il y eut une rébellion des intellectuels contre ces mesures, et désormais on accepte les enfants jusqu’à seize ans avec leurs parents, comme malades, femmes enceintes, personnes âgées, Italiens et Yougoslaves.

Extraits de Après Auschwitz n° 269 / décembre 1998

RIEGNER Gerhart, Ne jamais désespérer, soixante années au service du peuple juif et des droits de l’homme, éd. du Cerf, 1998, 683 p.

Françoise Valleton

* Sur l’attitude de la Suisse : A Rorschach, au bord du lac de Constance, le sort fait aux juifs à la frontière, en 1942, n’était pas un secret, raconte l’écolière Rosmarie De Lucca, 14 ans à l’époque. Elle avait envoyé une lettre signée par 22 élèves de la classe aux autorités :
" Nous n’arrivons pas à croire que vous avez reçu l’ordre de ne plus accueillir de juifs [...] de les renvoyer à une mort certaine..."
http://www.cuk.ch/articles/5344

mise en ligne N.M. février 2013