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« Qui était l’abbé Glasberg ? » - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

« Qui était l’abbé Glasberg ? »

avec Ciné-Histoire, mardi 21 février 2017
dimanche 19 février 2017

Le mystère Glasberg, Auditorium de l’Hôtel de Ville

http://www.cinehistoire.fr/qui-etait-labbe-glasberg-21-fevrier-2017/

ciné-histoire

« Qui était l’abbé Glasberg ? »
avec Ciné-Histoire, mardi 21 février 2017, à 14h30

Le mystère Glasberg, documentaire de Julie Bertuccelli, 90 min, 2008, Beamlight, (en association avec KTO TV, POLA Productions et Coup d’œil)
Quelqu’un qui aide les opprimés, les exclus du monde entier.

En présence de Julie Bertuccelli, la réalisatrice (sous réserve) et de Roger Millot, directeur honoraire du COS et de Sylviane de Wangen, co-fondatrice avec l’abbé Glasberg de France Terre d’Asile.

Auditorium de l’Hôtel de Ville 5 rue Lobau 75004 Paris
Entrée libre sur réservation indispensable
Réservations : cinehistoire2_gmail.com ou Ciné Histoire – 8 rue Dupleix 75015 Paris

le mystère Glasberg

Alexandre Glasberg (1902-1981) né dans une famille juive à Jitomir, Ukraine, converti, arrive en France où il suit des études de théologie. Il devient prêtre en 1938. Il est nommé vicaire à la paroisse de Saint Alban à Lyon, où le curé accueillait des réfugiés et des nécessiteux, le premier centre social de Lyon.

L’Abbé Glasberg propose au cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, de créer un Comité d’Aide aux Réfugiés (CAR) en 1940.
Dès 1941, il entre au Comité de Coordination pour l’Assistance dans les Camps dit "Comité de Nîmes", et a l’idée de faire légalement sortir des internés des camps. Il crée cinq centres d’accueil pour accueillir les libérés, les centres de Chansaye dans le Rhône (Roche d’Ajoux), le centre de Pont-de-Manne dans la Drôme, le centre de Vic-sur-Cère dans le Cantal, le centre du Lastic à Rosans dans les Hautes-Alpes, et le centre de Cazaubon (Barbotan) au château du Bégué [1] dans le Gers.
" A Bégué se côtoyaient des hommes et des femmes de toutes conditions, de toutes opinions, juifs ou non juifs, des conservateurs, des communistes et, parmi cette population cosmopolite, de simples gens et aussi des personnalités : peintres, musiciens, écrivains, hommes politiques et avocats". Pierre Cames, Cazaubon : chronique des années de guerre, 1939-1945.

Début 1942, avec le père Chaillet, Jean-Marie Soutou et Germaine Ribière [2] , il fonde le groupe de résistance L’Amitié Chrétienne. Il sauve à Vénissieux 180 enfants juifs de la déportation grâce à son amitié avec le cardinal Gerlier.
Parmi les personnes sauvées, Justus Rosenberg, le jeune coursier de Varian Fry :
https://www.nytimes.com/2016/05/01/nyregion/professor-justus-rosenberg-has-a-past.html?_r=1
Il est nommé curé à l’Honor-de-Cos dans le hameau de Léribosc par Monseigneur Théas, évêque de Montauban en 1943 sous le nom de l’abbé Corvin. Il est actif dans les maquis de Haute-Garonne. Son frère Vila Glasberg alias Victor Vermont, résistant est dénoncé, arrêté au château du Bégué, déporté en 1943 à l’est et exécuté.

En 1944, il créé le Centre d’Action Sociale des Étrangers (COSE) [3] qui, dans sept maisons d’accueil laïques, héberge des tuberculeux et des marginaux.
Il soutient l’opération Exodus en fournissant des visas aux jeunes qui veulent partir en Palestine.
Il participe à la fondation de « France terre d’Asile » en 1971.

Alexandre et Vila Glasberg sont déclarés Justes en 2004.

Lucien LAZARE, L’abbé Glasberg, Paris, Cerf, 1990.
Une biographie "Alexandre Glasberg français d’origine slave, catholique d’origine juive, prêtre aux idées sociales de gauche".

Germaine RIBIÈRE, L’Affaire Finaly, ce que j’ai vécu, Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), Paris, 1998.

[1Le maire Fernand Sentou, est une connaissance datant de la Première guerre de Monseigneur Théas. Il est le représentant dans le canton de Cazaubon du mouvement Combat .

[2Germaine Ribière, de l’Amitié chrétienne, à Lyon, déguisée en femme de ménage, avec un seau et une serpillière, a pu prévenir des juifs que la Gestapo avait tendu une souricière au siège de l’UGIF.

[3Le COSE qui devient le COS Centre d’Orientation Sociale.