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La collaboration (1940-1945) exposition jusqu'au 5 avril 2015 - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

La collaboration (1940-1945) exposition jusqu’au 5 avril 2015

Exposition aux Archives nationales. CR par Catherine Monjanel
vendredi 13 mars 2015

Le Gouvernement de Vichy qui fait le choix d’entrer dans la voie de la collaboration avec l’Allemagne nazie.

La collaboration (1940 -1945)

La collaboration avec l’occupant a été une politique d’État portée d’emblée par le Maréchal Pétain. Cette politique dura, en s’amplifiant, jusqu’en 1944.

Cette exposition, aux Archives nationales, à travers plus de 300 documents et objets, pour beaucoup inédits, nous donne à comprendre, par une approche chronologique et thématique, toute la complexité de la collaboration.

La première salle est toute consacrée au culte maréchaliste et à sa Révolution nationale, censée régénérer le pays après la défaite. On y découvre par les photos, bustes, médailles, tout à la gloire du « sauveur » de la patrie (sic), l’idolâtrie la plus niaise.

Mais sous couvert de Révolution nationale, les ennemis du régime : Juifs, Francs-maçons, Bolcheviques, sont pourchassés par la police officielle mais par d’autres services spécifiques également : police aux questions juives pour les Juifs, Sections spéciales pour les Communistes et service des sociétés secrètes pour les Francs-maçons.

Les mouvements collaborationnistes fleurissent un peu partout, du plus important comme le PPF (Parti populaire français) de Jacques Doriot au plus confidentiel comme le parti franciste de Marcel Bucard. Ces « collabos », qui se détestent copieusement, souhaitent la création d’un parti unique (qui ne verra jamais le jour). Mais, pour être désunis, ils n’en sont pas moins dangereux. Outre leur besogne de basse police, car ils servent de supplétifs aux services de police, ces groupes soutiennent plus qu’ouvertement la lutte contre le bolchevisme, aux côtés de l’armée allemande. Certains s’engagent tel Jacques Doriot dans la LVF (Légion des volontaires français contre le bolchévisme) sur le front de l’Est avec les Allemands.
On peut voir exposée sa cantine militaire, à son nom et portant son grade dans la Wehrmacht Oberleutnant (sous-lieutenan), d’autres, plus prudents, tel Marcel Déat, fondateur du RNP ( Rassemblement national populaire) restent en France, préférant s’engager dans la grande cohorte des « Armons-nous et partez ».

Mais la Wehrmacht se méfiait de ces « combattants », qui étaient pour certains plus politiques que soldats, les autres étant plus souvent « de sacs et de cordes », plus motivés par la solde et l’aventure que par un idéal.

En France, le SOL (service d’ordre légionnaire) devint la Milice en janvier 1943. Joseph Darnand en prit le commandant en janvier 1944. Vichy lui donna les pleins pouvoirs dont il usa et abusa. La Milice et son bras armé, la Franc-Garde devinrent synonyme de terreur absolue, tant pour les Résistants que pour les Juifs.

L’exposition évoque aussi toutes les formes de collaboration : économique, culturelle, et notamment littéraire. Voyages à Berlin, expositions, coktails et dîners, rien n’était trop beau pour attirer l’intelligentsia française. Certains (peu) s’y refusèrent, beaucoup se précipitèrent aux invitations de l’ambassade d’Allemagne. Donner la liste des
« collabos » plus ou moins mondains deviendrait vite fastidieux et écoeurant. Ils péchèrent contre l’esprit comme l’a dit le Général de Gaulle à propos de Brasillach mais peu le payèrent de leur vie à la Libération.

Il y eut aussi la Gestapo française, celle de la rue Lauriston, les stipendiés de tout genre, les « vendus » pour pas grand-chose et les délateurs qui dénonçaient gratuitement. Bref, tous les Français (mais méritent-ils ce nom ?) employés par les Allemands.

Toutes les guerres et occupations génèrent ce genre de comportements mais lorsque l’on sait que plus de 300 000 dossiers ont été ouverts par la justice, tant civile que militaire, par les commissions d’épuration des administrations, le nombre de dossiers donc de personnes impliquées, témoigne de l’ampleur et de la diversité de la collaboration, qui fut et reste pour ceux qui l’ont pratiquée, quelle que soit cette implication, un déshonneur total.

Catherine Monjanel

http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

du 26 novembre 2014 au 5 avril 2015
Lieu : Archives nationales
Hôtel de Soubise
60 rue des Francs-Bourgeois
75003 Paris

FONTAINE Thomas et PESCHANSKI Denis, La Collaboration. Vichy, Paris, Berlin (1940-1945) , Coédition Tallandier, Ministère de la Défense, Archives nationales, 313 p., 537 illustrations, 2015.

Mise en ligne NM, mars 2015


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