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Marceline Loridan-Ivens, Ma vie Balagan - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Marceline Loridan-Ivens, Ma vie Balagan

CR du livre de Marceline
dimanche 10 octobre 2010

Drancy, Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen, Raguhn, Theresienstadt
Marceline Loridan, arrêtée par la Milice, a été déportée à Auschwitz-Birkenau, à 15 ans.

"Ma vie Balagan", CR du livre de Marceline Loridan-Ivens
Simone Veil, Marceline Loridan, photo NM

Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, de parents d’origine polonaise, venus s’installer en France, pays de la liberté, est née à Épinal le 19 mars 1928. En 1940, l’exode amène la famille à Limoges. Puis la famille s’installe au château de Gournon à Bollène. Marceline est pensionnaire à Orange.
Alors qu’une soeur, résistante, a averti la famille de ne pas dormir au château, elle est arrêtée avec son père, le 29 février 1944 par des miliciens et des gestapistes, en essayant de fuir par une porte dérobée dans le parc. Ils sont transférés de Marseille à Drancy le 2 avril 1944 (avec Ginette Kolinka). Elle arrive au camp de Drancy le 2 avril 1944.

Marceline Loridan-Ivens est déportée à 15 ans à Auschwitz-Birkenau par le convoi 71 du 13 avril 1944. Elle est en quarantaine au Lager A, puis travaille au Lager B.
"La communication était très difficile. Il est né un argot des camps. Par exemple le mot organiser, c’était voler. Il y avait des mots concentrationnaires mais pas une langue. La langue imposée c’était l’allemand."
Les chefs de Block criaient : "Kaffee holen".
Elle se souvient de la boue, des cheminées qui fument, de l’odeur de corps brûlés.

Évacuation
Fin novembre 1944, Marceline est transférée à Bergen-Belsen, puis envoyée à Raguhn, dans une usine de fabrication de pièces de moteur de Junker.
"Les transports partaient vers les usines parce que les Allemands manquaient de main d’oeuvre.
Quand nous traversions la ville pour aller à l’usine, les gosses nous jetaient des pierres en nous traitant de sales juifs."
Nous portions dans le dos une grande croix rouge incrustée à l’aide d’une cire indélébile.
Elle est évacuée enfin au camp de concentration de Theresienstadt. Elle est libérée par l’Armée rouge et rentre en wagons à bestiaux en France, au Lutetia, mais son père ne rentre pas.
« "Le non-retour". Ils ne comprennent rien.  »
Marceline, Simone Veil et Ginette Kolinka se rencontrent régulièrement au Lutetia où une table est réservée aux anciens déportés ( jusqu’à une période récente).

Marceline Loridan, Liliane Esrail

Marceline Loridan-Ivens, Ma vie balagan, éd. Robert Laffont, 2008

- Mala Zimetbaum
Marceline raconte :

"Elle parlait huit langues… Elle en était arrivée à avoir le droit de circuler sans garde entre Auschwitz et Birkenau tellement les Allemands avaient confiance en elle.
Un jour ils ont réussi tous les deux [Mala et son « fiancé » Edek Galinski, un Polonais] à s’évader, non seulement habillés en Allemands, mais avec une voiture allemande…
Mala [1] était une légende dans le camp parce qu’elle avait sauvé beaucoup de gens... Le bruit a couru qu’elle s’était évadée. Nous étions contentes. Malheureusement trois semaines plus tard, elle a été dénoncée par des paysans polonais et rattrapée à quelques kilomètres de la frontière tchèque..."
On nous a réunies sur une place de Birkenau où une potence avait été dressée... Elle a dit qu’elle avait essayé de s’évader pour crier au monde ce qui se passait ici, que la guerre serait bientôt finie..."
Marceline Loridan-Ivens, Ma vie balagan, p. 103-105

- Témoignage de Marceline Loridan-Ivens, interviewée par Gila Lustiger :
A Voix Nue : Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg,
75750, fünfundsiebzigtausendsiebenhundertfünfzig ! p. 32, Ma vie Balagan.
http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/04/28/24118452.html

La petite prairie aux bouleaux, film de Marceline Loridan-Ivens

« Nous autres, à Birkenau, nous en avons tout de même un peu vu, beaucoup entendu et encore plus senti. Avec le nez. Nous, femmes de Birkenau, nous avions, réellement, le nez dessus, tout le temps, sur cette odeur de grillé mélangée à notre propre puanteur. »
Anne-Lise STERN, Le Savoir-Déporté, Seuil, 2004, Points Seuil, p. 261.

Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen, Raguhn, Theresienstadt

N.M.2014

- Et tu n’es pas revenu, de Marceline Loridan-Ivens, Grasset, 2015, 112 p.
Lettre à son père.
« la vieille dame intranquille »
http://clioweb.canalblog.com/archives/2015/02/07/31479335.html

- Gilbert Achcar, Les Arabes et la Shoah, Sinbad, 2009, 525 p.
S’ il est incontestable que le grand Mufti a été fasciné par Hitler, a été un collaborateur, par antisémitisme primaire ou par opportunisme, l’ensemble des arabo-musulmans ne peut être accusé d’avoir voulu la mort des Juifs.
"Dans ses mémoires, al-Husseini affirme avoir été informé de la « solution finale » au cours d’une discussion avec Himmler à l’été 1943" Il ne peut être à l’origine de l’extermination des Juifs. Les légions bosniaques Handschar et Kama, créées en 1943, ont combattu surtout les Serbes.

"Si certains Arabes, pour des raisons variées, ont soutenu le régime nazi, d’autres, et en plus grand nombre, ont pris parti pour les Alliés et se sont élevés contre l’antisémitisme."
http://www.laviedesidees.fr/Hitler-les-Arabes-et-les-Juifs.html

L’Allemagne insiste sur sa responsabilité dans la Shoah.

Février, 2015