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Mémoires barbelées. Et après, Nathan Prochownik - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Mémoires barbelées. Et après, Nathan Prochownik

Nathan Prochownik, Paris, L’Harmattan, coll. « Mémoires du XXe siècle », 1995
jeudi 10 juillet 2008

Par Hubert Néant, IA – IPR.

Le petit juif polonais s’est mué en titi du 20e arrondissement. Très tôt instruit des injustices que recèlent les sociétés humaines, sans naïveté et doté d’une intense envie de vivre, le témoin gratifie le lecteur de nombreuses mises au point parfaitement ciblées, qui rendent la découverte du livre encore plus attachante.

PROCHOWNIK Nathan, Mémoires barbelées. Et après…, Paris, L’Harmattan, coll. « Mémoires du XXe siècle », 1995, 220 p

La famille Prochownik habitait Torun, sur la Vistule. Elle appartenait à la moyenne bourgeoisie. Le père tenait une fabrique de tiges et de semelles et possédait plusieurs magasins. Nathan, né en 1922, était le deuxième enfant.
La crise économique fait péricliter l’industrie de la chaussure et, au début des années trente, le père émigre à Paris ; puis la famille le rejoint, impasse des Couronnes, à Belleville. Emploi précaire pour le père, déclassement social, adaptation difficile pour la famille qui va compter cinq enfants : Nathan vit tout cela et fait de son mieux à l’école.
Sur le conseil d’un animateur de patronage juif, il entre à l’Ecole d’agriculture et de mécanique de Contamine-sur-Arve, en Haute-Savoie. De 1936 à 1939, il vit donc en internat, observe, apprend. Muni de son diplôme, il est facilement embauché comme tourneur dans un atelier parisien de mécanique. Ses patrons l’associent aussi au travail du bureau d’études. Il a 17 ans.
Parallèlement, on assiste à l’éclosion personnelle et sociale du jeune Nathan, bien intégré à Belleville, apprenant à danser pour s’affirmer et se découvrant un vrai goût pour le swing.
1940 : après un bref passage par Aurillac et Bourges, Nathan retrouve son travail à Paris.

Deux internements à Drancy
Un soir d’octobre 1941, la police arrête Nathan Prochownik et ses camarades dans l’atelier de cordonnerie qu’ils avaient aménagé pour danser. Les cinq d’entre eux qui ont 18 ans et sont Juifs sont amenés à Drancy. C’est la découverte du camp. Plus tard, devant la commission médicale, Nathan joue de son aspect malingre, prenant même le risque de repasser devant les médecins au nom de son ami Albert… Tous deux sont libérés début novembre.
Simple sursis. Car, à la suite de la rafle du Vél d’Hiv’, qui entraîne l’arrestation de ses parents et de ses frères et sœurs plus jeunes, Nathan est interpellé dans la rue avec sa fiancée Julia, conduit au commissariat, puis à Drancy. Il y retrouve bientôt, temporairement et douloureusement, ses deux frères et sa petite sœur ramenés de Beaune-la Rolande.

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Hubert Néant


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10 janvier 2010
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